Dernière mise à jour : 22 avril 2010 Dernière édition : mars 2010

Les grands moments de l'athlétisme

septembre 1999, Vincent Spletinckx

Tommie Smith, la plus belle foulée du monde

A L’occasion d’un article précédent, nous avions consacré quelques paragraphes succincts à l’“épreuve reine” de l’athlétisme et à l’un de ses meilleurs représentants, l’américain Bob Hayes, champion olympique à Tokyo en 1964. Nous avions également relevé que l’on a coutume d’attribuer au champion de cette épreuve le titre honorifique de l’“homme le plus rapide du monde”. Or, à y regarder de plus près, il convient de constater que ce titre peut paraître quelque peu usurpé.

En effet, la vitesse maximale atteinte par les sprinters est généralement supérieure sur un 200 mètres que sur le simple hectomètre. Cela tient particulièrement au fait que les coureurs bénéficient des cent premiers mètres en virage pour ensuite parcourir la dernière ligne droite lancés. Ainsi, dès les Jeux-Olympiques de Saint-Louis en 1904, l’Américain Archie Hahn remportait-il l’épreuve du 200 mètres dans le temps de 21”6, établissant un nouveau record mondial et olympique intrinsèquement plus rapide que les 11 secondes qui lui avaient permis de remporter le titre olympique du 100 mètres. De même, depuis que Michaël Johnson semble avoir ouvert une nouvelle ère sur la distance en portant le record mondial et olympique à 19.32 à Atlanta en 1996, il faudrait à un sprinter couvrir l’hectomètre en moins de 9.66 pour atteindre une vitesse moyenne supérieure sur l’ensemble de sa course. Or le record mondial actuel détenu par Maurice Greene n’est “que” de 9.79 !

Le 200 m, d’Owens à nos jours

Bien que les épreuves du 100 et du 200 mètres possèdent chacune leur spécificité propre, cela n’a pas empêché quelques huit athlètes de réaliser le doublé dans l’histoire olympique : Archie Hahn en 1904, Ralph Craig en 1912, Percy Williams en 1928, Eddie Tolan en 1932, Jesse Owens en 1936, Bobby Morrow en 1956, Valeri Borzov en 1972 et Carl Lewis en 1984. Cette année à Séville, Maurice Greene était le premier athlète à réaliser le doublé aux Championnats du Monde. A l’instar du 100 mètres, le 200 mètres olympique a souvent été dominé par les athlètes américains (16 titres sur 22 depuis 1900) ou par les sprinters noirs (10 titres sur 15 depuis 1932) et ce même si Patton, Morrow, Berruti, Borzov et Mennea représentent bien plus que de simples exceptions à cette règle. Longtemps, aucune distinction précise ne fut faite entre les temps réalisés sur 200 mètres en virage et 200 mètres en ligne droite. Or, il a été estimé que l’avantage qu’un sprinter avait de courir un 200 mètres en ligne droite (particulièrement prisé aux Etats-Unis) était de l’ordre de 3 à 4/10ème de seconde. Ce n’est pourtant qu’à la fin des années 1950 que la Fédération Internationale d’Athlétisme établi des listes distinctes pour ces deux épreuves. En 1967, parce qu’il était quelque peu entré en désuétude, le 200 mètres en ligne droite fut définitivement abandonné. Ainsi, aux Jeux Olympiques de Berlin en 1936, Jesse Owens remporta sa seconde médaille d’or olympique en s’imposant sur 200 mètres dans le temps de 20”7. C’était alors la meilleure performance médiale réalisée sur un 200 mètres en virage. Faisant preuve de plus d’aisance encore que sur 100 mètres, Owens avait laissé ses adversaires les plus proches à plus de quatre mètres ! La performance (égalée par Melvin Patton en 1948 et par Lloyd LaBeach en 1950) était tellement époustouflante qu’il faudrait plus de quinze ans avant qu’un autre grand sprinter noir américain, Andy Stanfield, ne l’améliore en 1952 en 20”6. Quelques semaines plus tard, aux Jeux Olympiques d’Helsinki, Stanfield confirma ce record en emportant la médaille d’or dans le temps de 20”7 (record olympique d’Owens égalé) mais dans un excellent temps pris électroniquement en 20.81. Au milieu des années 1950 apparurent les deux derniers grands sprinters blancs américains et, certainement, leurs meilleurs représentants de l’après-guerre : Dave Sime et Bobby Morrow. Malheureusement, Sime se blessa peu avant les Jeux de Melbourne en 1956 et, suivant la règle éternellement implacable des sélections américaines, laissa ainsi le champ libre à Morrow. Ce dernier, après s’être imposé magistralement sur 100 mètres et faisant preuve d’une grande décontraction tant mentale que musculaire, réalise le doublé sur 200 mètres en améliorant le record olympique de Jesse Owens en 20”6 (20.75 au chrono électronique) et en devançant Andy Stanfield crédité de 20”7 (20.97 électronique). Pourtant, quatre ans plus tard, peu de temps avant les sélections olympiques américaines de 1960, Bobby Morrow se blessa à son tour. Diminué, il ne terminera que quatrième de la finale du 200 mètres des US Trials et ne pourra défendre son titre à Rome. Quelques semaines avant les Jeux, l’Anglais Peter Radford, futur médaillé de bronze sur 100 mètres derrière Armin Harry et Dave Sime, annonce la couleur en abaissant le record mondial à 20”5. Ce temps est néanmoins égalé aux Etats-Unis par les Américains Johnson et Norton. C’est pourtant l’italien Livio Berruti, le “sprinter à lunettes”, qui, devant son public améliora à deux reprises, en demi-finale et en finale, le record olympique en 20”5 et s’imposera devant l’américain Lester Carney dans le temps électronique de 20.62 (record mondial et olympique). Berrutti, digne prédécesseur de son compatriote Pietro Mennea, ferait preuve d’une exceptionnelle longévité en défendant encore ses chances olympiques sur 200 mètres tant aux Jeux de Tokyo en 1964 qu’à ceux de Mexico en 1968. En février 1963 et en avril 1964, l’américain Henry Carr améliora nettement le record du monde en le portant respectivement à 20”3 puis 20”2. Pourtant, ayant terminé seulement quatrième des sélections américaines, il ne devra sa qualification aux Jeux qu’au désistement de son compatriote Bob Hayes qui préféra se consacrer au 100 mètres. A Tokyo, Carr démontrera qu’il ne s’agissait là que d’une mésaventure, dominant de la tête et des épaules la finale olympique, dans un style parfait de fluidité, tout en abaissant le record mondial et olympique à 20.36 au chronométrage électronique sur une piste en cendrée. Si la seconde moitié des années 1960 fut marquée aux Etats-Unis par des événements raciaux particulièrement dramatiques, elle le fut également par l’afflux d’une nouvelle génération d’athlètes noirs américains qui y découvrirent un moyen de s’exprimer autrement de même qu’une alternative aux manifestations organisées dans les rues et les ghettos des métropoles américaines. Une plus grande facilité d’accès aux installations et aux entraînements athlétiques universitaires, permis de faire éclore au grand jour les talents de nombreux athlètes parmi lesquels, telle une perle cerclée de joyaux athlétiques: Tommie Smith.

«Le plus rapide... c’est Tommie !»

Tommie Smith est né le 12 juin 1944 au Texas. Dernier enfant d’une famille de douze, il fut rapidement plongé dans une ambiance sportive. Ses parents et ses sept sœurs jouaient au basket. Parmi ses frères, deux faisaient partie d’une équipe de football américain. L’histoire veut que l’une des sœurs, questionnée par un entraîneur émerveillé par ses nombreux dons, ait répondu : “Moi, ce n’est rien. Le plus rapide de la famille c’est Tommie!” A cette époque, ce timide adolescent s’intéressait davantage au basket. Il ne tarda cependant pas à se rendre compte que la meilleure façon d’obtenir une bourse lui permettant d’entreprendre des études d’instituteur, était d’exploiter sa vitesse naturelle. En 1961, âgé d’à peine 17 ans, il réussi 9”6 aux 100 yards (environ 10”5 sur 100 mètres), 21”3 sur 220 yards (21”2 au 200 mètres) et surtout 47”7 dès son premier 440 yards (soit 47”5 au 400 mètres). En conséquence, Tommie Smith reçu de multiples offres et opta finalement pour l’université de San José en Californie. Là, il fit la connaissance de Bud Winter, l’un des meilleurs entraîneurs américains de sprint que l’athlétisme ait connu. Les deux hommes développèrent une estime réciproque qui leur permis d’élaborer un plan de travail patient et efficace. Ainsi, le 7 mai 1966, sur la piste même de son université, Smith fut chronométré en 19”5 au terme d’un 220 yards ligne droite, soit 19”4 au 200 mètres ligne droite (et l’équivalent d’un 200 mètres avec virage en moins de 20 secondes). Le précédent record mondial de la distance, établi dix ans plus tôt par Dave Sime, était pulvérisé d’une demi seconde! Tout au long du meeting, le couloir réservé à Tommie Smith était resté libre. Ainsi, ses foulées purent être mesurées sur la cendrée de la piste à 2 mètres 66. Leur amplitude était croissante, ce qui démontrait qu’il n’avait pas faiblit sur la fin de sa course. Toujours en 1966, Smith abaissa le record mondial du 200 mètres en virage d’Henry Carr de 20”2 à 20”0. Sur 100 mètres, distance que son style de course et sa morphologie ne lui permettaient pas d’apprécier pleinement, son meilleur temps était de 10”1. Outre une vitesse de pointe exceptionnelle, Tommie Smith faisait preuve en course de souplesse et d’une grande perfection de style. Bien avant Carl Lewis, il fut crédité de “la plus belle foulée du monde.” A tel point que cet athlète de 1 mètre 91 pour 84 kilos donnait l’impression de planer sur la piste lorsqu’il atteignait sa vitesse de croisière. Ses amis lui attribuèrent même le surnom affectif de “Tommie Jet.” Cependant, Tommie Smith pouvait également faire preuve d’une extraordinaire résistance comme le démontre le record du monde qu’il établit en mai 1967 sur 400 mètres en 44”5. Sur cette distance, toutefois, Smith ne sembla jamais vraiment donner la pleine mesure de son talent, faute sans doute de l’aborder plus fréquement. Nombreux sont ceux qui estiment, encore aujourd’hui, qu’il aurait pu devenir le premier homme à franchir le cap des 44 secondes sur 400 mètres. Smith réussi néanmoins à remporter les huit courses auquel il participa sur la distance entre 1966 et 1968, devançant à plusieurs reprises son compatriote et ami Lee Evans, celui-là même qui franchira effectivement le “mur” des 44 secondes en 43.86 à Mexico.

Une saison difficile

Au début de la saison athlétique 1968, Tommie Smith pouvait se prévaloir de six records mondiaux individuels (distances européennes et américaines confondues) et de trois en relais. Pourtant, sa participation aux Jeux Olympiques de Mexico fut longtemps compromise par un éventuel boycott des athlètes noirs américains suite aux troubles raciaux importants qui faisaient alors rage aux Etats-Unis. D’autre part, bien qu’il ait remporté les championnats des Etats-Unis en juin à Sacramento, Smith se vit devancer sur 200 mètres par John Carlos lors des sélections olympiques américaines organisées en septembre 1968 au Lake Tahoe. Il est vrai que ce dernier y avait accompli un exploit en couvrant la distance en 19”7 (19.92 au chrono électronique). Cependant, parce qu’il avait utilisé des chaussures pourvues de 68 mini-pointes (les “brush-spikes” de Puma) non homologuées, cette performance ne fut pas retenue comme nouveau record mondial officiel. Ainsi, bien que le temps de Carlos ait été repris par la suite sur les tablettes internationales, ce dernier ne fut jamais considéré officiellement comme le premier athlète à être descendu sous les 20 secondes au chronométrage électronique sur 200 mètres. Distancé dans le virage, Smith n’avait pu rattraper son retard dans la ligne droite et termina second dans le temps manuel de 19”9 devant le sprinter blanc Questad, dernier qualifié pour les Jeux, crédité de 20”.

Le chef-d’oeuvre olympique

A Mexico, le 16 octobre 1968, John Carlos s’imposa lors de la première demi-finale dans l’excellent temps électronique de 20.1 (nouveau record olympique) devant l’Australien Peter Norman, le Jamaïquain Fray et le Français Roger Bambuck. Dans la seconde demi-finale, Smith se montra tout aussi impressionant en 20.1 également, devant le Trinitéen Roberts et l’Américain Questad. Malheureusement, comme Charlie Greene sur 100 mètres deux jours plus tôt, Smith fut victime d’une élongation à l’issue de sa course. Il dû donc passer les deux heures séparant les demi-finales de la finale olympique, allongé sur un brancard, la jambe couverte d’une poche de glace. En conséquence, la mort dans l’âme, Tommie Smith prit un départ extrêmement prudent en finale. Ainsi ne couvrit-il les 100 mètres du virage qu’en 10.52! Comme à Salt Lake Tahoe, John Carlos, parti comme un boulet et couvrant le virage pratiquement 3/10ème de seconde plus vite, l’avait distancé largement. Dans la ligne droite pourtant, Smith produisit une fantastique accélération, remonta Carlos et s’envola irrésistiblement. Robert Parienté et Guy Lagorce écrivirent dans La Fabuleuse Histoire des Jeux Olympiques que “pendant 120 mètres, il a sûrement couru plus vite, et de loin, qu’aucun être humain ne l’avait fait avant lui. Dans cette fraction de course on ne voit que lui. Haute et longue foulée de velours, il semble courir sur un tapis roulant… C’est l’absolue perfection, le chef-d’œuvre…” De plus, coupant totalement son effort à vingt mètres du but et levant les bras au ciel en signe de victoire, Smith n’en franchit pas moins la ligne d’arrivée en 19.83, nouveau record mondial et olympique. John Carlos, désorienté par cette remontée fabuleuse, perdit la médaille d’argent d’un souffle (20.09 contre 20.06) au profit de l’Australien Peter Norman qui, lui aussi distancé dans le virage, avait également effectué une superbe remontée. Il paraît évident que Tommie Smith est passé, ce jour-là, à deux doigts d’un exploit plus retentissant encore. Pourtant, à l’exception de Michael Johnson à Atlanta en 1996, aucun athlète n’a jamais surpassé la ligne droite réalisée par Tommie Smith à Mexico. Parcourant de surcroît les derniers mètres en toute décontraction, il n’en avait pas moins couvert les cent derniers mètres en 9.31, reprenant pratiquement une demi-seconde à John Carlos!

Le testament athlétique et olympique

A l’occasion de la cérémonie protocolaire de remise des médailles du 200 mètres de Mexico, Tommie Smith et John Carlos se présentèrent en chaussettes noires et le poing ganté de noir. Au moment où l’hymne américain était exécuté dans le stade, les deux athlètes levèrent le poing en direction de la bannière étoilée et baissèrent la tête, revendiquant, à leur manière, un sort plus juste pour le peuple noir des Etats-Unis. Parce que cet acte s’étendait bien au-delà de la sphère sportive et avait une portée politique évidente, il eu un grand retentissement et fut largement commenté ou critiqué de par le monde. La réaction du Comité International Olympique (CIO) ne se fit pas attendre et tant Carlos que Smith furent exclus des Jeux, sans toutefois être privés de leurs médailles. Il est cependant paradoxal que ce soit davantage par cet acte que par ses victoires athlétiques que le nom de Tommie Smith demeure à l’esprit des sportifs des cinq continents, lui qui, jusque là, s’était davantage exprimé par le biais du sport. N’avait-il pas conseillé à son ami Lee Evans, qui pour protester contre son exclusion et celle de Carlos envisageait de renoncer au 400 mètres, “Cours, Lee. Fais leur voir qui nous sommes.” Il est vrai que le sort des noirs américains aux Etats-Unis avait de quoi scandaliser les esprits, plus d’un siècle après que le président Lincoln ait annoncé que les esclaves étaient désormais libres. En 1963, le président Kennedy n’avait-il pas déclaré que “nous prêchons la liberté de par le monde… mais allons nous dire au monde, et bien plus important, à chacun d’entre nous, que ce pays est le pays des hommes libres sauf pour les noirs ; que nous n’avons pas de citoyens de seconde classe si ce ne sont les noirs ; que nous n’avons ni systèmes de classes, ni castes, ni ghettos, ni race supérieure à l’exception de ce qui concerne les noirs?… Le temps est venu pour que ce pays respecte ses promesses.” Or, cinq ans plus tard, pour de nombreux noirs américains tels que Tommie Smith, ces promesses n’étaient toujours pas tenues. Ainsi, si on ne peut totalement excuser le geste de Smith et Carlos sur le podium de Mexico, on pourra toutefois le comprendre. Tommie Smith ne disait pas autre chose lorsqu’il déclarait, bien des années plus tard, “Je pense que de nombreuses personnes étaient d’accord avec le geste, sa signification, mais pas nécessairement avec la manière dont cela avait été fait.” Cet incident mis malheureusement fin à la carrière athlétique de Smith et ce contrairement à John Carlos qui poursuivit la sienne jusqu’en 1970. Après un passage peu convaincant dans une équipe de football américain, il décida de s’orienter vers un métier d’entraîneur lui permettant de se consacrer à ses deux grandes passions que sont le sport et les enfants. Car au-delà d’une grande fierté qui ne le fit jamais regretter son geste de Mexico, Tommie Smith était avant tout un athlète exceptionnel, doté de la plus belle foulée du monde, d’une vitesse de pointe inégalée et d’une personnalité humble et douce. Ainsi est-il l’auteur de cette superbe formule : “L’athlétisme est une école d’humilité. On n’est jamais le meilleur bien longtemps.” Venant d’un athlète que les talents et les prestations auraient eu toutes les raisons de rendre arrogant et orgueilleux, le message n’en prend que plus de poids encore.

Notes

Encyclopédie Mondiale du Sport, Le Sport de A à Z ; Paris, Vaillant-Miroir-Sprint Publications, 1980 HERENG Jacques et De VEENE Carlos, Les Jeux Olympiques; Bruxelles, Artis Historia, 1984 MATTHEWS Peter, The GUINNESS BOOK of Track & Field Athletics, Facts & Feats ; Londres, Guinness Superlatives, Ltd, 1982 PARIENTE Robert et LAGORCE Guy, La Fabuleuse Histoire des Jeux Olympiques, Paris, ODIL, 1984 USA TODAY, Atlanta 1996, Great Moments in Olympic History, Tommie Smith and John Carlos – Protest against racism, 22 juillet 1996.

Photos & video(s) *

La finale du 200 m masculin remportée par Tommie Smith aux Jeux de Mexico en octobre 1968.
Le geste de révolte de Tommie Smith et John Carlos lors de la cérémonie protocolaire du 200m olympique à Mexico, le 16 octobre 1968.
Tommie Smith, la plus belle foulée du monde
Tommie Smith, le plus grand coureur de 200-400 de l'histoire avec Michael Johnson, à l'entraînement sur la piste de San José, en Californie, à la fin des années 1960.
Tommie Smith, la plus belle foulée du monde
Coup d'essai, coup de maître. Le 20 mai 1967 à San José en Californie, Tommie Smith devance Lee Evans et s'attribue le record mondial du 400m en 44"5 (manuel).
Tommie Smith, la plus belle foulée du monde
Aux sélections olympiques américaines de Salt Lake Tahoe, en septembre 1968, John Carlos s'envole en 19"92 sur 200m. Distancé dans le virage, Tommie Smith n'est pas parvenu à refaire son retard et termine second en 20"18.
Tommie Smith, la plus belle foulée du monde
Tommie Smith à la poursuite de John Carlos en finale du 200m des jeux Olympiques de Mexico 1968.
Tommie Smith, la plus belle foulée du monde
Le chef d’oeuvre de Tommie Smith: à l’issue d’une ligne droite inouïe, il remporte, en toute décontraction, le 200m en 19”83, nouveau record mondial.
Tommie Smith, la plus belle foulée du monde
Sur le podium, face à la bannière étoilée, Smith manifeste, en compagnie de John Carlos, sa révolte contre la discrimination dont les noirs américains font l’objet aux Etats-Unis. Ce geste symbolique lui vaudra d’être exclu des Jeux.

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