Dernière mise à jour : 22 avril 2010 Dernière édition : mars 2010

Les grands moments de l'athlétisme

décembre 2002, Vincent Spletinckx

Bob Hayes, le plus rapide de tous les temps

Charlie Paddock, Jesse Owens et même Carl Lewis doivent s’incliner. Bob Hayes, qui vient de nous quitter à la suite d’une vie pleine de rebondissements, est bien le meilleur sprinter de 100m de tous les temps. Premier homme à briser officieusement la barrière des 10 secondes et champion olympique de la distance aux Jeux de Tokyo en 1964, il enregistra une impressionnante série de 54 victoires consécutives entre 1962 et 1964. Avant de devenir une légende du football américain au point d’y ébranler, grâce à sa fulgurante vitesse, les règles tactiques les plus établies, il ponctua, en finale olympique, sa brève carrière athlétique par le parcours de relais 4x100 m le plus extraordinaire et le plus rapide de toute l’histoire de l’athlétisme.

Lorsque Bob Hayes voit le jour le 20 décembre 1942, dans un ghetto de Jacksonville en Floride, le mari de sa mère, Joseph Hayes, est en service dans le Pacifique. Le père biologique de Bob s’appelle en fait George Sanders. Très vite, le jeune Bob Hayes se distingue dans son quartier, surnommé “le trou de l’enfer”, par une grande activité et des qualités innées d’athlète. Peu attiré par le cursus scolaire, c’est davantage dans la rue qu’il apprend les choses de la vie. A l’automne 1960, peu avant de s’inscrire, à 18 ans, à l’Université A & M de Floride, il est même arrêté pour des incidents mineurs de vol à l’étalage. Toutefois, si ses résultats scolaires sont peu reluisants, il n’en est pas de même pour ses performances sportives.

Un athlète né

A l’instar de nombreux autres athlètes noirs de sa génération, Bob s’en sort grâce au football américain où sa vitesse et sa puissance lui permettent déjà d’exceller. Un entraîneur le remarque cependant et l’inscrit dans une compétition d’athlétisme. C’est ainsi qu’en juin 1961, à 18 ans et demi à peine, Hayes couvre un 100 yards en 9”3 en série du Championnat NAIA de Sioux Falls et égale le record mondial de l’époque! Quelques mois plus tard, au début de la saison 1962, il réalise 9”2 à Coral Gables, près de Miami, et égale le nouveau record mondial de Frank Budd malgré un vent contraire de 2 m/s! Ce temps n’est cependant pas homologué à la suite d’une sombre histoire de mauvais calibre du pistolet de départ! En mai, Bob réalise à nouveau 9”3 sur la distance aux championnats SIAC regroupant de nombreux athlètes et officiels noirs. Les chronos manuels de ces derniers se seraient officieusement bloqués à 9”1, voire 9”. En raison de l’énormité de l’exploit et des restes d’attitudes ségrégationnistes dans le sud des Etats-Unis, le temps aurait été toutefois arrondi à un 9”3 plus “susceptible” d’obtenir l’homologation! Quelques semaines plus tard, Hayes s’impose cependant au niveau national en remportant à Walnut, en Californie, grâce à une collecte publique qui lui a offert le voyage, les championnats des Etats-Unis devant les meilleurs sprinters mondiaux du moment : Harry Jerôme, Paul Drayton, Ira Murchinson et Frank Budd.

La machine est lancée

La plus fantastique machine à gagner que le sprint ait connu est lancée. Plus rien ne l’arrêtera désormais. Au cours des 28 mois qui le séparent de son ultime sortie en finale des jeux Olympiques, Bob Hayes ne connaîtra plus jamais la défaite ni sur 100 m, ni sur 100 yards et accumulera une extraordinaire série de 54 victoires consécutives. Pourtant, avec ses larges épaules, sa musculature impressionnante et ses énormes cuisses, Hayes ne correspond pas vraiment au sprinter type de l’époque. Doté d’une puissance phénoménale (87 kilos pour 1m82), il n’est pas plus un modèle de stylisme. Il court en brassant l’air et tangue d’un côté à l’autre de son couloir, ce qui lui vaut le surnom du “canard”. D’autres, plus flatteurs, le comparent à un félin en pleine course. Toutefois, bien que partant moyen, Hayes possède un pouvoir prodigieux d’accélération qui lui permet de littéralement clouer ses adversaires sur place. Au début de la saison athlétique de 1963, il affole à nouveau les chronos. Démontrant une grande résistance, il égale, en février, le record mondial du 200 m en 20”5 à Pointe à Pitre en Guadeloupe avant de couvrir un 220 yards en 20”5 (soit 20”4 au 200 m) à Coral Gables en mars. Peu après, Hayes devient même le premier athlète à descendre sous les 10 secondes au 100m en 9”9 à Walnut où il devance Henry Carr. Un vent trop favorable empêche cependant l’homologation de cette performance. Enfin, en juin, à Saint Louis, sur la première piste synthétique (en asphalte) des Etats-Unis, il porte le record mondial du 100 yards à 9”1 (soit moins de 10” au 100 m).

Champion olympique

Lorsque débute la saison 1964, Hayes est naturellement devenu le grand favori du 100m des jeux Olympiques. Il s’essaye néanmoins également sur 220 yards et réalise, par vent nul, un surprenant 20”1 (soit 20” au 200m) ainsi que 9”1 sur 100 yards. Malheureusement, l’absence d’un anémomètre lors de la compétition empêche l’enregistrement de ces deux temps. En salle, Hayes devient le premier athlète à passer la barrière des 6 secondes au 60 yards (55m) en 5”9. A New York, le chronométrage électrique enregistre même un temps sensationnel de 6”04 qui ne sera amélioré que vingt ans plus tard! Au cours de l’été, Hayes réussi encore 9”1 au 100 yards à deux reprises et remporte les sélections olympiques américaines du 100 m en 10”1. Il termine troisième des sélections sur 200 m, mais renonce toutefois à courir cette distance aux Jeux et cède sa place à Henry Carr (quatrième à la suite d’une rare défaillance, mais futur champion olympique au Japon). En octobre, à Tokyo, Bob Hayes remporte aisément ses deux tours préliminaires en 10”4 et 10”3. Le lendemain, en demi-finale, il réalise une course extraordinaire et historique. Il couvre la distance en 9”91 et laisse ses adversaires à plus de trois mètres. C’est la première fois qu’un athlète descend sous les 10” au chronométrage électrique et, bien qu’un vent trop favorable de 5 m/s en empêche l’homologation, la performance impressionne encore aujourd’hui car elle a été réalisée sans la moindre opposition sur une piste en cendrée humide de qualité très moyenne. Deux heures plus tard, en finale, Hayes est victime du tirage au sort qui lui désigne le premier couloir, gorgé d’eau et labouré par les marcheurs des 20 km. Malgré un protêt déposé par l’équipe américaine, Hayes doit s’accommoder de ce handicap. D’autre part, ayant égaré sa chaussure droite, il se voit contraint d’emprunter celle de l’un de ses coéquipiers qui, par chance, a la même pointure que lui et se trouve présent dans le stade. En dépit de ces contraintes, Hayes réalise, une fois n’est pas coutume, un bon départ et, sous les yeux de Jesse Owens, s’envole irrésistiblement dès les premiers mètres vers une magistrale victoire en 10”04 au chronométrage électrique devant Enrique Figuerola (10”25) et Harry Jerôme (10”27). Après la course, Hayes confie que son couloir “était relativement mou. J’aurais probablement couru encore plus vite dans un autre couloir. Pour contrer ce handicap, il me fallait prendre un bon départ et pousser encore plus fort. Il fallait absolument que je gagne cette course.” Réalisé dans des conditions régulières cette fois, ce 100m est, aujourd’hui encore, considéré, dans l’absolu, comme l’un des meilleurs de l’histoire olympique. Hayes l’a emporté avec deux mètres d’avance, ce qu’aucun athlète n’a fait avant lui aux Jeux et que seul Carl Lewis réalisera par la suite (à Los Angeles, mais face à une opposition moins relevée). A une époque où le chronométrage manuel est encore prépondérant, la performance réelle de l’Américain est quelque peu édulcorée. Son temps est arrondi à 10”0 et ne fait officiellement qu’égaler le record mondial de l’époque (10” manuel, mais 10”24 au chrono électrique, par Armin Hary) alors qu’en réalité Hayes l’a largement battu, réalisant l’équivalent d’un 9”8 manuel comme le confirment les chronos manuels des officiels (gardés secrets à l’époque et non pris en compte par l’IAAF): 9”9, 9”9 et 9”8. Bob Hayes perd ainsi l’occasion de devenir officiellement le premier homme sous les 10 secondes au 100 m, performance qui ne sera réalisée par Jim Hines que quatre ans plus tard à Sacramento.

Un sprint pour l’éternité

Ces chronos assurent déjà à Hayes une place de choix dans l’histoire du sprint mondial. Pourtant, tandis que tous les observateurs s’accordent à estimer qu’il atteint là son sommet, Hayes parvient, dans le relais 4x100m, à se sublimer pour produire la plus belle course de sa vie et, vraisemblablement, le sprint le plus sensationnel de tous les temps. Disqualifiés en finale du 4x100m aux Jeux de Rome quatre ans auparavant, les Etats-Unis ont à coeur, à Tokyo, de prendre leur revanche. Cependant, trop tendus et prudents, ils doivent batailler ferme au cours des tours préliminaires pour se distinguer. En série, Hayes remonte plusieurs mètres de handicap dans la dernière ligne droite pour s’imposer face à l’Allemagne en 39”8. En demi-finale, la France possède deux mètres d’avance avant que Hayes ne reçoive le témoin et n’explose pour l’emporter en 39”50, mais avec seulement 1/10e d’avance non seulement sur la France mais également sur l’Italie, la Pologne et le Vénézuela. La marge de sécurité est vraiment trop faible pour garantir une quelconque victoire olympique d’autant plus que, dans la seconde demi-finale, plusieurs équipes réalisent des temps similaires. En effet, en finale, toujours tendus, les différents relayeurs américains assurent trop leurs passages et tant Ashworth que Drayton concèdent plusieurs mètres dans l’aventure, de telle sorte que lorsque Stebbins s’apprête enfin à transmettre le témoin à Hayes, celui-ci a pratiquement quatre mètres de retard sur la France et trois sur la Pologne, l’Union Soviétique et la Jamaïque. “J’avais l’impression que je ne recevrais jamais le témoin” devait écrire ce dernier par la suite. Pourtant, afin de renverser la vapeur, Hayes saisit le bâton des mains de Stebbins plus tôt qu’à l’accoutumée, à 102 mètres exactement du fil. “Les coureurs qui me précédaient soulevaient un nuage de cendrée qui me brûlait les yeux. J’ai essayé de sortir du trafic pour y voir plus clair et cela m’a donné une motivation supplémentaire pour courir vite.” Hayes produit ainsi l’accélération la plus extraordinaire que l’on ait vu dans une épreuve de ce niveau : “Il a littéralement explosé... c’était absolument fantastique” déclarent les journalistes sportifs. Hayes poursuit : “J’ai pris le bâton et j’ai décollé. Je regardais les autres coureurs du coin de l’oeil à mesure que je les dépassais. Je savais que j’allais plus vite que je ne l’avais jamais fait auparavant au cours des 50 premiers mètres. Comment pouvais-je courir aussi vite?” A mi-ligne droite, l’Américain a rejoint et dépassé tous ses adversaires. Il coupe le fil en 39”06, nouveau record mondial et olympique, avec trois mètres d’avance sur les équipes de la Pologne et de la France! Derrière lui, six des sept autres équipes descendent également sous le précédant record olympique établi à Rome (39”66). Du jamais vu! Cette performance a laissé une telle empreinte dans l’histoire du sprint qu’un entraîneur d’athlétisme à l’Université de Yale, pourtant peu enclin aux emphases, a un jour déclaré à ses athlètes que “ce que j’ai vu au cours de ce dernier parcours du relais 4x100m à Tokyo, il est fort probable que vous ne le reverrez plus jamais.” Vingt ans après cet exploit, le Los Angeles Times l’appelait encore “le sprint le plus extraordinaire de tous les temps.” Il est vrai que Bob Giegenbach, entraîneur en chef de l’équipe olympique américaine, a chronométré Hayes lancé en 8”5, soit la plus grande vitesse moyenne jamais atteinte par un être humain. Bien qu’officieux, mais confirmé par de nombreux chronométreurs, ce temps, malgré l’apparition des pistes synthétiques et la succession de plusieurs générations d’athlètes exceptionnels, n’a jamais été amélioré [1].

Une reconversion réussie

Lorsque Hayes lance le témoin du relais dans les tribunes du stade olympique, tel un souvenir de ses exploits sur la piste, il n’a pas encore 22 ans et n’a certainement pas exploré toutes ses limites. Il décide cependant de se tourner vers une nouvelle carrière et signe un juteux contrat avec l’équipe de football américain des Cow Boys de Dallas. Contrairement à d’autres athlètes, Hayes réussit une reconversion parfaite. Il est vrai que sa vitesse exceptionnelle fait merveille pour percer les défenses des équipes adverses. Hayes est tellement rapide qu’aucun défenseur ne peut le suivre ni, à plus forte raison, le rattraper lorsqu’il est en possession du ballon. Surnommé le “démon de la vitesse” par les équipes adverses, il force ses dernières à réorganiser complètement le jeu de défense tel qu’il est pratiqué jusque là et contribue à donner à ce sport le visage que les Américains lui connaissent aujourd’hui. En 1971, Hayes devint le premier homme, et le seul à ce jour, à cumuler un titre olympique et une coupe de Super Bowl de football américain.

La roche Tarpéienne

Des blessures mettent cependant un terme à sa brillante carrière sportive en 1974. Commence alors pour Bob Hayes une lente descente aux enfers. Entièrement voué au sport, à sa carrière et aux honneurs, il n’était, suivant les mots de l’un de ses amis, “probablement pas prêt à n’être que Bob Hayes.” Incapable de conserver un emploi stable, Bob Hayes se voit peu à peu dépouillé de ses économies au point d’enregistrer une faillite personnelle tout à la fois financière, émotionnelle et spirituelle. Pour soigner sa dépression, il a recours au vieux “remède” de l’alcool avant de passer à l’étape ultime, celle de la drogue. En 1979, il est même arrêté pour avoir, bien naïvement, participé à un petit trafic de cocaïne. Hayes plaide coupable et se retrouve plusieurs mois derrière les barreaux avant d’être libéré au début 1980. Du podium olympique aux portes d’un pénitencier texan, la déchéance est totale. Il n’y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne.

La réhabilitation

Pourtant, aussi condamnables puissent être ses fautes, Bob Hayes saura regagner progressivement l’estime de tous. En reconnaissant ses erreurs, tout d’abord: “J’ai hérité de cinq générations d’alcooliques. L’alcool est un poison puissant et fatal. J’errais, sans but, espérant trouver une solution. Il me fallait simplement mûrir.” En s’impliquant personnellement dans de nombreux programmes d’aide à la jeunesse et de prévention de la délinquance, ensuite. En 1992, à cinquante ans, il reprend le chemin de l’école pour enfin décrocher ce diplôme qu’il n’avait pas encore obtenu. Malheureusement, ses nombreux excès au cours de ses années de dépression ont d’importantes répercussions sur son état de santé. En septembre 2001, il est victime d’une première attaque qui le laisse plusieurs semaines dans un état critique. Finalement, le 18 septembre 2002, quatre jours après que Tim Montgomery améliore le record mondial du 100m, Bob Hayes nous quitte, victime d’un cancer de la prostate et d’une insuffisance rénale. Bob Hayes a transformé le sprint de la même manière qu’il a transformé le football américain. Il n’a pourtant pas bénéficié des pistes synthétiques qui fleurissent à partir de la fin des années 60, ni rencontré d’adversaires à sa taille, ni même exploré ses propres limites. Il n’en demeure pas moins, selon les mots de Robert Parienté, “le monstre sacré” du sprint et le plus fabuleux talent à l’état brut que le 100m ait connu. Cordner Nelson, fondateur du magazine Track & Field News, référence américaine de l’athlétisme, a ainsi déclaré: “si j’avais à désigner le sprinter avec le plus de potentiel et de talent, je choisirais Bob Hayes devant Carl Lewis.” Que ce soit sur la piste ou dans la vie, Bob Hayes a géré ses triomphes et ses déconvenues avec la même grâce et la même humilité. Ses coéquipiers se rappellent d’un homme généreux, plein de joie de vivre. Pour les passionnés d’athlétisme, il reste le sprinter le plus rapide de tous les temps.

Notes

1. Selon l'équipe de statisticiens de l'USTAF, Asafa Powell est désormais l'athlète ayant réalisé le segment de relais 4x100m le plus rapide de l'histoire en 8”70 aux Jeux de Beijing 2008: Powell now the fastest relay leg runner. Il améliore ainsi la fabuleuse performance réalisée par Bob Hayes à Tokyo en 1964 (8”5 manuel, soit l'équivalent de 8”74e). Notons toutefois que, dans l'absolu, l'exploit de l'Américain n'a probablement pas encore été dépassé étant donné que l'on estime à un minimum de 25/100e de seconde par tranche de 100m l'avantage de vitesse procuré par les pistes synthétiques actuelles par rapport aux cendrées d'antan.

Photos & video(s) *

Le 100m de Bob Hayes magnifiquement capturé à vitesse réelle et au ralenti par le cinéaste japonais Kon Ichikawa dans "Tokyo Olympiad", le film officiel des Jeux de 1964.
En finale du 4x100m, Bob Hayes réalise le segment de relais le plus extraordinaire et le plus rapide de toute l'histoire de l'athlétisme.
Bob Hayes, le plus rapide de tous les temps
Toute la puissance de Bob Hayes au départ de la demi-finale du 100 m olympique qu’il remporte dans le temps exceptionnel de 9”91 (avec vent trop favorable, mais sur cendrée!) à Tokyo en octobre 1964.
Bob Hayes, le plus rapide de tous les temps
Bob Hayes (à gauche) s'impose sur 100m devant son compatriote Bob Sayers à l'occasion du match Etats-Unis-URSS organisé en juillet 1962 à Los Angeles.
Bob Hayes, le plus rapide de tous les temps
Le 21 juin 1963, sur l'une des premières pistes synthétiques des Etats-Unis, Bob Hayes porte le record mondial du 100 yards à 9”1, soit l'équivalent de moins de 10" au 100m.
Bob Hayes, le plus rapide de tous les temps
Bob Hayes (à droite) au départ de la finale du 100m des jeux Olympiques de Tokyo en octobre 1964.
Bob Hayes, le plus rapide de tous les temps
Esseulé au premier couloir d’une piste en cendrée labourée par les marcheurs des 20 km, Bob Hayes remporte le 100m des Jeux de Tokyo en 1964 avec deux mètres d’avance dans le temps ahurissant de 10”04! Pourtant, six jours plus tard, en finale du 4x100m, il se montrera encore plus éblouissant.
Bob Hayes, le plus rapide de tous les temps
En finale du 4x100m olympique, à l'occasion de la plus extraordinaire démonstration de vitesse de toute l'histoire athlétique, Bob Hayes couvre, lancé, la dernière ligne droite en 8”5 et impose les Etats-Unis avec trois mètres d'avance.
Bob Hayes, le plus rapide de tous les temps
Grâce à sa vitesse exceptionnelle, Bob Hayes réussit une brillante reconversion dans le football américain. Avec les Cow Boys de Dallas, "le démon de la vitesse" remporte la Super Bowl en 1971.
Bob Hayes, le plus rapide de tous les temps
Bob Hayes gère difficilement l'arrêt de sa carrière sportive. En 1979, il est arrêté pour avoir bien naïvement participé à un petit trafic de cocaïne.
Bob Hayes, le plus rapide de tous les temps
S'impliquant dans des programmes d'aide à la jeunesse, Bob Hayes saura progressivement regagner l'estime de tous. En septembre 2001, un an seulement avant sa disparition, il est célébré par les Dallas Cow Boys.

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