Dernière mise à jour : 22 avril 2010 Dernière édition : mars 2010

Les grands moments de l'athlétisme

mars 2000, Vincent Spletinckx

Wilma Rudolph, La légende de la “Gazelle Noire”

Elle aurait pu se contenter d’une vie misérable et s’apitoyer sur une infirmité qui l’empêchait depuis l’enfance de marcher correctement. Au lieu de cela, à force de courage et d’abnégation, Wilma Rudolph parvint à surmonter la maladie et ses nombreux handicaps pour devenir la première athlète américaine à remporter trois médailles d’or olympiques au cours des mêmes Jeux. Au-delà des exploits sportifs, de la grâce et du charme, c’est davantage l’ensemble de la vie et de la personnalité de celle que l’on appela «la Gazelle Noire» qui en ont fait une figure à la fois légendaire et humaniste inspirant de manière emblématique plusieurs générations d’athlètes noires américaines.

Une enfant condamnée

Wilma Rudolph est née le 23 juin 1940 à Clarkville dans le Tennessee, aux Etats-Unis. Dix-septième enfant d’une famille qui en comptait dix-neuf, elle avait vu le jour prématurément et ne pesait que 2 kilos à peine à la naissance. Ses parents, Ed et Blanche Rudolph, propriétaires d’une maison en bois sans électricité, vivaient pauvrement dans une petite ville où la ségrégation raciale entre Noirs américains et citoyens blancs avait encore de beaux jours devant elle. Alors que la petite Wilma avait contracté dès son plus jeune âge la poliomyélite, une infection virale de la moelle épinière, et souffrait de crises aigues de pneumonie ainsi que de scarlatine, ils furent financièrement incapables de l’envoyer à l’hôpital, encore moins de lui offrir les services des médecins locaux. C’est donc initialement davantage à force d’amour et d’une attention sans cesse accrue qu’ils soignèrent la petite Wilma. Néanmoins, la conjugaison de ces diverses maladies fut vraisemblablement à l’origine des problèmes de locomotion que celle-ci rencontra à l’âge de cinq ans, à tel point que l’on craignît longtemps qu’elle ne puisse jamais marcher correctement. Effectivement, Wilma se vit forcée de porter pendant plusieurs années une prothèse métallique à la jambe gauche pour pouvoir se déplacer. Pourtant, à l’instar du Président Franklin Roosevelt, lui aussi victime de la polio, Wilma refusa toujours la défaite. A force de courage et d’abnégation, cette enfant qui semblait condamnée d’avance, entreprit une longue et pénible rééducation. Rassemblant les maigres économies familiales, Blanche Rudolph fit soigner Wilma à l’hôpital Meharry du Fisk College pour Noirs de Nashville, distant de près de 80 kilomètres. Ainsi, mère et fille firent durant quelques années le voyage de Clarksville à Nashville, souvent plusieurs fois par semaine. Ayant mémorisé certains exercices recommandés par les médecins, Wilma pousuivait, encouragée par ses frères et soeurs, sa rééducation à la maison. Par une belle matinée dominicale de 1951, Wilma, désormais âgée de onze ans, se débarrassa de sa prothèse et, marchant pour la première fois en six ans sans aucune aide extérieure, parcourut seule l’allée centrale de l’église du village.

“Basket-ball, basket-ball”

Sans cesse clouée au lit par la maladie tout au long de son enfance, Wilma Rudolph n’avait entamé sa scolarité qu’à l’âge de sept ans. Elle qui avait souvent observé ses frères et soeurs participer à des activités sportives, commença par s’intéresser au basket-ball à tel point que sa mère devait déclarer plus tard que “après cela, c’était basket-ball, basket-ball, basket-ball”. Ainsi, après trois années passées sur le banc, parvint-elle à rejoindre, avec un certain succès, sa soeur aînée Yvonne dans l’équipe titulaire de leur école secondaire où Clinton Gray, l’entraîneur, l’encourageait à sa façon: “Tu es petite, tu es rapide et tu es toujours dans mon chemin”. A l’âge de 13 ans, ses premières participations dans des compétitions athlétiques laissèrent rapidement présager toute l’étendue de son talent. Remarquée par Ed Temple, entraîneur d’athlétisme de la Tennessee State University, Wilma fut invitée à participer à un programme intensif d’entraînement estival. Son ascension fut phénoménale. A la fin de l’été, Wilma remporta les neuf courses auxquelles elle participa. Peu de temps après, aux sélections américaines, elle réussit à se qualifier pour les Jeux Olympiques de Melbourne de 1956. Agée de 16 ans à peine, quelque peu inexpérimentée, Wilma passa pratiquement inaperçue en Australie. Eliminée dès les séries du 200 mètres, elle revint cependant avec la médaille de bronze acquise dans le relais 4x100 mètres américain en compagnie de Mae Faggs, Margaret Matthews et Isabelle Daniels. Fidèle à son caractère, Wilma se promit néanmoins de retourner aux Jeux quatre ans plus tard, cette fois pour gagner des médailles!

Le grand tournant

Après avoir achevé ses études secondaires, Wilma Rudolph s’inscrit en 1958 à l’Université du Tennessee. Malgré ses performances sportives encourageantes, elle ne bénéficiait d’aucune bourse d’études pour la bonne et simple raison que ce type de programme n’existait pas encore, à l’époque, pour les athlètes féminines. Vivant désormais avec un ami d’enfance (Robert Eldridge) qu’elle n’épouserait que quelques années plus tard, Wilma donna naissance à son premier enfant, une petite fille prénommée Yolanda en 1958. Suivraient les naissances de Djuanna en 1964, Robert Jr. en 1965 et Xurry en 1971. Entre-temps, Wilma retrouvait Ed Temple pour se soumettre à un entraînement particulièrement intensif. Pour améliorer son endurance, elle parcourait plusieurs kilomètres par jour. Temple était néanmoins un personnage particulièrement motivant. Professeur de sociologie, il s’adonnait à sa passion athlétique bénévolement à ses heures de loisirs. Il lui arrivait également souvent d’emmener l’ensemble de ses athlètes aux compétitions dans sa propre voiture, tout comme il avait fait repeindre les lignes des couloirs de la piste d’athlétisme en cendrée de l’université à ses propres frais. Sympathique et attentionné, Temple pouvait également se montrer intraitable. Il était fréquent qu’il impose à ses athlètes un tour supplémentaire d’échauffement par minute de retard. Ainsi, Wilma qui était arrivée avec 30 minutes de retard à une séance d’entraînement, se vit condamnée à 30 tours d’échauffement supplémentaires. Le lendemain, elle arriva sur la piste avec 30 minutes d’avance! Le travail commença à payer en 1959 lorsque Wilma remporta les championnats des Etats-Unis en salle sur 50 yards et en plein air sur 100 mètres. Elle participa également aux Jeux Panaméricains ainsi qu’à une compétition entre l’équipe des Etats-Unis et celle de l’Union Soviétique. En 1960, elle remporta à nouveau le titre national en juillet, à Corpus Cristi au Texas, sur 100 mètres (en 11”5) avant d’établir un nouveau record mondial sur 200 mètres en 22”9, devenant ainsi la première femme chronométrée sous la barrière des 23 secondes. Quelques semaines plus tard, à Abilene, toujours au Texas, elle gagnait sa sélection olympique sur les deux distances. Naturellement douée pour la vitesse, Wilma expliquait modestement: “Je ne sais pas pourquoi j’arrive à courir aussi vite. Je me contente de courir.” Parfois, avec humour, elle ajoutait: “J’ai appris à courir pour être la première à table!”

“La Gazelle Noire”

En septembre 1960, aux Jeux de Rome, Wilma commença par émerveiller le monde entier en remportant la finale olympique du 100 mètres dans le temps extraordinaire pour l’époque de 11”0 (11"18 au chronométrage électronique) sur une piste en cendrée. Ce temps, qui améliorait de 3/10e de seconde le record mondial de l’époque, ne fut malheureusement pas homologué en raison d’un vent légèrement trop favorable de 2,4 m/s. Grande (1m81) et fine (60 kg), Wilma pouvait parfois donner l’impression d’une certaine indolence, mais ayant libéré une énergie insoupçonnée au départ de l’épreuve, elle avait toutefois laissé son adversaire la plus proche, la Britannique Dorothy Hyman, à près de trois mètres! Par sa grâce, sa beauté et son talent, elle venait de séduire la presse internationale qui lui attribuait déjà les surnoms de “Perle Noire” ou de “Gazelle Noire”. Subjugués, Robert Parienté et Guy Largorce écrivirent dans La Fabuleuse Histoire des Jeux Olympiques cette éloge: “Elle plane sur la course. On ne voit qu’elle, son corps élancé superbe, ses jambes fines, la ronde souplesse de sa foulée, la beauté de son visage.” En finale du 200 mètres, malgré un vent cette fois nettement défavorable contrariant son style à la fois fluide et souple, elle s’imposa avec la même aisance en 24”0. En demi-finale, elle avait amélioré le record olympique pour le porter à 23”2 (23"30 au chronométrage électronique). Enfin, elle paracheva son oeuvre dans le relais 4x100 mètres. Bien qu’ayant reçu le témoin des mains de ses coéquipières de l’Université du Tennessee en retard, elle parvint à remonter toutes ses adversaires et à remporter ainsi sa troisième médaille d’or sous les yeux d’Ed Temple, nommé entraîneur officiel de l’équipe olympique féminine des Etats-Unis. La petite fille qui n’aurait jamais dû marcher venait de réaliser son rêve de devenir “la meilleure athlète du monde”. Elle était en effet l’incontestable vedette féminine des Jeux de Rome comme le démontra le succès qu’elle rencontra à l’occasion des quelques compétitions post-olympiques auxquelles elle participa. Que ce soit en Grèce, en Hollande ou en Allemagne, une foule considérable se pressait pour la voir courir en chair et en os. Des cordons de police furent même appelés en renfort pour contenir ses admirateurs à Cologne. A Berlin, des fans volèrent ses chaussures et frappèrent aux vitres de son car jusqu’à ce qu’elle vienne les saluer. Son succès et sa popularité étaient tels que Temple s’exclama: “Elle a fait plus pour promouvoir son pays de cette manière que si les Etats-Unis le lui avaient demandé en la payant pour le faire!”

Une figure emblématique

Bien qu’elle ne participât plus qu’à une seule saison athlétique complète en 1961, année au cours de laquelle elle améliora officiellement le record mondial du 100m en 11”2, Wilma Rudolph ne se contenta pas de sa popularité planétaire ni de la promotion de son pays à l’étranger. En tant que Noire, elle réussit à abattre nombre de barrières raciales encore ancrées dans l’Amérique des années 60. Ainsi, lorsqu’à son retour de Rome, Buford Ellington, Gouverneur du Tennessee, proposa d’organiser une parade en son honneur, Wilma Rudolph signala qu’elle ne participerait pas à une manifestation ségrégationniste. Elle obtint gain de cause et la parade et le banquet célébrés furent les premières manifestations de Clarksville où aucune discrimination de race ni de couleur ne fut de rigueur. Dans ce domaine, au travers de sa participation à de nombreuses manifestations en faveur des Droits Civiques, elle accomplit, à son niveau, un travail semblable à celui des grands leaders noirs qu’étaient Philipp Randolph ou Martin Luther King Jr. En tant que femme, Wilma Rudolph avait convaincu les derniers sceptiques de la beauté et de l’intérêt inhérents au sport féminin. En quelques mois, les compétitions féminines d’athlétisme se multiplièrent au niveau des universités américaines et pour la première fois depuis les années 1920, l’athlétisme refit son apparition dans les programmes universitaires officiels, autorisant ainsi les athlètes à postuler à des bourses d’études sur base de leurs talents athlétiques. La porte était désormais ouverte pour toute une génération d’athlètes noires américaines qui n’allaient pas tarder à déferler sur les campus universitaires produisant, entre autres, des athlètes telles que Wyomia Tyus (première athlète double championne olympique sur 100m à Tokyo en 1964 et à Mexico en 1968), Madeline Manning (championne olympique du 800m à Mexico), Evelyn Ashford (championne olympique du 100m à Los Angeles en 1984), Valery Brisco-Hooks (championne olympique sur 200 et 400m à Los Angeles également) ou, plus près de nous, de Florence Griffith, Jackie Joyner-Kersee, Gwen Torrence ou Marion Jones. Nombre d’entre-elles n’hésitent d’ailleurs pas, encore aujourd’hui, à considérer Wilma Rudolph comme "la plus grande influence pour toutes les athlètes noires américaines". Son impact, de ce point de vue, ne fut pas moins grand que celui initié par Jesse Owens, un quart de siècle auparavant, sur le sprint noir américain masculin. En 1960 et 1961, Wilma Rudolph fut récompensée par de nombreux prix pour lesquels elle était soit la première athlète féminine lauréate, soit la première athlète noire, soit, tout simplement, la première femme. Ce fut par exemple le cas du James E. Sullivan Memorial Award récompensant annuellement le sportif qui “par ses performances, par l’exemple ou par son influence positive a permis l’avancée la plus significative pour la cause du sport au cours de l’année” et qui, en trente ans, n’était jamais revenu à une femme. En 1963, elle fut sélectionnée pour représenter le Département d’Etat américain en tant qu’ambassadeur aux Jeux de l’Amitié organisés à Dakar, au Sénégal. De retour à Clarksville, Wilma se consacra à l’enseignement. Retrouvant les écoles de son enfance, elle remplaça Clinton Gray, son premier entraîneur tragiquement décédé dans un accident de voiture. Elle fut également invitée à prendre la parole dans de nombreuses universités à travers tous les Etats-Unis avant que, en 1967, le vice-président Hubert Humphrey ne lui demande de participer à un programme athlétique consacré aux enfants pauvres des ghettos de 16 villes différentes. Cette expérience l’amena à fonder sa propre organisation, la Fondation Wilma Rudolph, visant à offrir aux jeunes défavorisés des accès gratuits aux entraînements et aux installations sportives, parfois agrémentés d’un programme complet d’études. Dans le cadre de cette institution, Wilma prodiguait souvent le conseil suivant: “Je leur répète que l’aspect le plus important est d’être soi-même et d’avoir confiance en soi. Je leur rappelle également que le triomphe ne peut être obtenu sans lutte.” En 1977, elle publia son autobiographie intitulée “Wilma”. Ce livre fut à la base d’une série télévisée sur laquelle Wilma Rudolph travailla en tant que consultant auprès de la chaîne NBC. En 1993, elle fut la première athlète à recevoir le President’s National Sports Award des mains du président Bill Clinton, étant considérée comme l’une des athlètes et figures sportives les plus marquantes du siècle.

L’Héritage

Malheureusement, le samedi 12 novembre 1994, atteinte d’une tumeur au cerveau, Wilma Rudolph s’éteignit à Nashville. Elle avait 54 ans. Lors des funérailles, son cercueil fut recouvert du drapeau olympique. Les athlètes qui la cotoyèrent et ses contemporains se rappelaient d’elle généralement en ces termes: “Elle était superbe, elle était gentille et elle était la meilleure”. Pourtant, au-delà d’une athlète exceptionnelle qui repoussa les limites physiques et sociales de son sport, donnant définitivement ses lettres de noblesse à l’athlétisme féminin, Wilma Rudolph accomplit également cet exploit dans la vie. En 1997, à l’occasion d’une cérémonie proclamant le 23 juin “Wilma Rudolph Day” au Tennessee, le Gouverneur Don Sundquist déclara que “on se souviendra toujours de Wilma Rudolph pour son inspirante détermination à surpasser ses handicaps physiques, gardant toujours la tête haute quels qu’aient pu être les problèmes qu’elle a rencontré sur son chemin”. Athlète exceptionnelle, femme courageuse et déterminée, Wilma Rudolph mérite amplement sa place parmi les plus grands personnages du XXe siècle. Avec élégance, charme mais aussi détermination, elle a, à sa manière et à son niveau, fait avancer la cause du sport et des peuples, nous laissant un message humaniste émouvant mais aussi emblématique. Kathleen Krull, auteur en 1996 d’un livre consacré à Wilma Rudolph, déclarait: “Aujourd’hui beaucoup de personnes tentent de blâmer les circonstances pour leurs actions. Nous avons ici une personne qui avait tous les éléments contre elle et qui, d’une manière ou d’une autre, les a tous surmontés.” A l’instar de Wilma Rudolph, voilà une observation et un exemple à méditer tant au niveau sportif que dans la vie.

Notes

Encyclopédie Mondiale du Sport, Le Sport de A à Z; (Paris, Vaillant-Miroir-Sprint Publications, 1980), pp.613-614 HERENG Jacques et De VEENE Carlos, Les Jeux Olympiques; (Bruxelles, Artis Historia, 1984), p.76 MATTHEWS Peter, The GUINNESS BOOK of Track & Field Athletics, Facts & Feats; (Londres, Guinness Superlatives Ltd., 1982), pp.71-2, 106-7, 143, 242. PARIENTE Robert et LAGORCE Guy, La fabuleuse histoire des Jeux Olympiques; (Paris, ODIL, 1984), p.264 SITES INTERNET http://www.iaaf.org/ywa/Features/wr&mj.html - Historian Louise Mead Tricard compares the lives of Wilma Rudolph and Marion Jones http://www.bookpage.com/9605bp/childrens/kathleenkrull.html - “Wilma Unlimited: How Wilma Rudolph Became the World’s Fastest Woman” by Kathleen Krull http://espn.go.com/sportscentury/features/00016444.html - “Rudolph ran and the world went wild” by M.B. Roberts http://www.lkwdpl.org/wihohio/rudo-wil.htm - Women in History - Wilma Rudolph http://myhero.com/sports/rudolph.asp - Sports Heroes - Wilma Rudolph http://www.state.tn.us/governor/jun1997/wilma.htm - Governor Don Sundquist Proclaims June 23 As Wilma Rudolph Day

Photos & video(s) *

Wilma Rudolph remporte le 100m des Jeux de Rome 1960 dans le temps exceptionnel de 11"0 (11"18e) par vent légèrement trop favorable.
Wilma Rudolph, La légende de la “Gazelle Noire”
Wilma Rudolph est la première athlète américaine à avoir remporté trois médailles d'or au cours des même Jeux. Sa grâce et sa beauté lui ont valu les surnoms de "Gazelle Noire" ou de "Perle Noire". Son courage et son parcours de vie en ont fait une figure légendaire emblématique.
Wilma Rudolph, La légende de la “Gazelle Noire”
En septembre 1960, Wilma Rudolph remporte le 100m des jeux Olympiques de Rome dans le temps exceptionnel de 11 secondes. Un vent légèrement trop favorable empêchera toutefois l'homologation de cette performance fabuleuse.
Wilma Rudolph, La légende de la “Gazelle Noire”
Wilma Rudolph, rayonnante sur le podium du 100m, entourée par Dorothy Hyman et Giuseppina Leone.
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Wilma Rudolph remporta un extraordinaire succès auprès du public italien. Véritable coqueluche des Jeux, elle signe ici des autographes avant la finale du relais 4x100m féminin.
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La rencontre entre deux personnages de légende : le 14 avril 1961, le président John F. Kennedy accueille Wilma Rudolph à la Maison Blanche.
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Wilma Rudolph a remporté une multitude de prix pour lesquels elle était souvent la première athlète, la première femme noire, voire la première femme lauréate. Elle reçoit ici le très convoité Sullivan Memorial Award en férier 1962.
Wilma Rudolph, La légende de la “Gazelle Noire”
A 37 ans, Wilma Rudolph, ici (à gauche) en 1977 aux côtés de l'actrice Shirley Jo Finney sur le tournage du téléfilm "Wilma", n'avait rien perdu de sa beauté ni de son charme.
Wilma Rudolph, La légende de la “Gazelle Noire”
Wilma Rudolph aux côtés du légendaire boxeur Cassius Clay (Mohamed Ali) en juin 1978 : "Je suis Cassius Clay et je suis le plus grand. Voici Wilma Rudolph et elle est la plus grande".
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Wilma Rudolph a été l'inspiration et l'idéal de perfection des plus grandes. Parmi celles-ci, Florence Griffith qu'elle retrouve à l'occasion des Jeux de Séoul en septembre 1988.

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