Dernière mise à jour : 22 avril 2010 Dernière édition : mars 2010

Les grands moments de l'athlétisme

décembre 2008, Vincent Spletinckx

Histoire du sprint féminin (1)

Ce ne sont pas les derniers exploits de Tia Hellebaut ou Kim Gevaert qui démentiront le fait que, de nos jours, l’athlétisme féminin présente un intérêt comparable à son homologue masculin. Toutefois, pour que tel soit le cas, quelques athlètes d’exception, véritables héroïnes des temps modernes, ont courageusement défié les contraintes sociales, sexuelles ou sportives, surmonté les handicaps physiques, combattu la pauvreté et brisé les barrières raciales de leur époque. Vu le nombre restreint d’épreuves disputées par les femmes au cours des premières décennies, c’est surtout en sprint qu’elles se sont distinguées.

Geneviève Rail, sociologue des sports, affirme que “de tous les temps, les femmes ont pratiqué des activités physiques, mais l’histoire n’en fait pas mention” [1]. En effet, longtemps tenu à l’écart du mouvement olympique, l’athlétisme féminin n’a fait son apparition officielle aux Jeux qu’en 1928. Pourtant, que ce soit en Egypte ou dans la Grèce antique, garçons et filles étaient invités à s’entraîner et à participer à des compétitions. Toutefois, bien que la culture mythologique grecque regorge de déesses athlétiques, les femmes, une fois arrivées à l’âge adulte, étaient cantonnées à leurs activités traditionnelles et empêchées de participer de manière directe aux compétitions olympiques. Cependant, tous les quatre ans, à la fin de l’été, les femmes grecques se mesuraient sur la distance d’un stade (environ 180 m) lors des Jeux d’Hera, compétition qui leur était exclusivement réservée [2]. Pourtant, lorsque Pierre de Coubertin ressuscita les jeux Olympiques à la fin du 19e siècle, les femmes étaient encore cantonnées à un nombre limité d’activités physiques considérées comme compatibles avec leur féminité. De nombreuses inepties et idées préconçues circulaient sur les conséquences eventelles d’une activité physique sportive sur l’organisme et se greffaient aux traditionnelles barrières de la ségrégation sexuelle [3].

Alice Milliat, la pasionaria

Heureusement, la première guerre mondiale affecte positivement le processus d’émancipation. En effet, la participation des femmes à l’effort de guerre permet de balayer nombre d’idées reçues et encourage la participation sportive féminine. Pourtant, lorsque Alice Milliat, infatigable militante de la cause sportive au féminin, demande, en 1919, au Comité Olympique l’inclusion d’épreuves athlétiques destinées aux femmes aux Jeux d’Anvers de 1920, Pierre de Coubertin s’y oppose fermement. Nullement découragée, la Française met sur pied, en 1921, les premiers Jeux Mondiaux féminins à Monte-Carlo. Si seulement cinq nations y participent, ces Jeux rencontrent néanmoins un succès croissant. Non seulement le niveau des performances s’élève sensiblement, mais, de plus, le nombre de compétitions féminines augmente rapidement dans de nombreux pays. Ainsi, l’athlétisme féminin fait-il naturellement son entrée aux jeux Olympiques à Amsterdam en 1928. Le programme des épreuves est encore très restreint. De plus, le triste spectacle d’athlètes inexpérimentées appréhendant très mal l’épreuve du 800 m ainsi que des relents machistes empêcheront les femmes de s’aligner sur des distances supérieures à 200 m jusqu’aux Jeux de 1960. C’est donc par la force des choses que les pionnières de l’athlétisme se sont surtout illustrées sur les épreuves de sprint [4].

Stella Walsh

Révélée au cours des Jeux Mondiaux de 1930 organisés par Alice Milliat, la Polonaise Stanislawa Walaciewicz, naturalisée américaine et mieux connue outre-Atlantique sous le nom de Stella Walsh, est la première sprinteuse d’envergure. Au cours d’une carrière qui s’étendra sur une vingtaine d’années, elle s’essaye également à d’autres épreuves, mais c’est sur l’hectomètre qu’elle réalise son premier exploit en remportant le titre olympique à Los Angeles en 1932 après avoir égalé le record mondial de la Hollandaise Tollien Schuurman (11”9) à chaque course! Chez elle, en Pologne, elle améliore cette performance à plusieurs reprises. Elle la porte de 11”8 en 1933 à 11”6 en 1937. Sur 200 m, son apport n’est pas moins significatif. En effet, elle démolit littéralement le record mondial de la distance pour l’abaisser, en quelques courses, de 24”6 à un extraordinaire 23”6 en 1935 [5].

L’éclair de Fulton

Pourtant, malgré ces prestations hors normes, Stella Walsh trouve sur sa route la jeune Américaine Helen Stephens. Cette dernière est née à Fulton dans le Missouri en 1918. Très grande (1m82) et puissante (71 kg), elle n’a que 17 ans lorsqu’elle améliore le record mondial en salle du 50 m et s’impose une première fois à Walsh. Un an plus tard, aux Jeux de Berlin en 1936, elle fait sensation en remportant la finale olympique en 11”5 devançant la Polonaise de deux mètres. Cette performance, remarquable au demeurant si l’on garde à l’esprit qu’elle est réalisée sur cendrée et sans l’apport de starting-blocks, non encore reconnus par l’IAAF, ne sera toutefois pas homologuée faute d’un vent trop favorable. Fasciné et apparemment sensible à ses charmes, Hitler invite la championne dans sa loge, ignorant qu’elle est lesbienne [6]. Helen Stephens disparaît ensuite presque aussi rapidement qu’elle n’est apparue, sans pour autant quitter le milieu sportif. Au cours d’une carrière de moins de 3 ans, mais de près d’une centaine de courses, elle n’a jamais connu la défaite. Quelques décennies plus tard, elle rééditera cette performance exceptionnelle dans les rangs masters. Ainsi était-elle encore capable de couvrir le 100 m en 16”4 à l’âge de 68 ans! Première femme manager d’une équipe professionnelle de basket et militante convaincue de la cause féminine, elle s’est éteinte en 1994 à l’âge de 76 ans [7].

Premières suspicions

Suite à sa victoire de Berlin, Helen Stephens avait été accusée, par la délégation polonaise, d’être un homme. La championne s’était soumise au contrôle poussé de son anatomie pour démontrer sa féminité. L’ironie du sort veut que ce soit précisément sa dauphine, la Polonaise Walaciewicz (Walsh) qui, par ses étonnants résultats et une physionomie sensiblement masculine, ait, elle-aussi, éveillé les soupçons. Le voile n’est levé qu’en décembre 1980 lorsque, suite à un braquage dont elle est la victime, Stella Walsh est autopsiée. Le légiste découvre qu’elle possède un mélange de chromosomes mâles et femelles ainsi que des organes reproducteurs non fonctionnels. Scientifiquement parlant, il n’est pas possible de distinguer son appartenance à l’un ou l’autre genre. Quoi qu’il en soit, Stella Walsh est née et a vécu comme une femme et il est fort probable que sa situation très particulière lui ait davantage apporté honte et confusion qu’un réel avantage sportif [8].

La Hollandaise Volante

Née en 1918 à Amsterdam, Fanny Blankers-Koen a 18 ans, comme Helen Stephens, lorsqu’elle se qualifie pour les Jeux de Berlin. Elle y atteint la finale du saut en hauteur et du relais 4x100m. De plus, elle a la chance de rencontrer Jesse Owens, le héros des Jeux. Progressant régulièrement, cette athlète bien proportionnée (1m75 et 63 kg) connaît ses meilleures années durant la seconde guerre mondiale, accumulant une série impressionnante de titres nationaux dans de multiples disciplines. Aussi est-elle âgée de 30 ans et mère de famille lorsque, la paix revenue, sont organisés les Jeux de Londres en 1948. D’aucuns considèrent qu’elle est “déjà trop âgée pour être à la hauteur” mais, un instant hésitante, Fanny décide néanmoins de tenter sa chance. Bien lui en prend car, loin de faire de la figuration, la Hollandaise étonne puis éblouit en dominant les quatre épreuves sur lesquelles elle s’aligne. Disputant onze courses en huit jours, elle remporte tout d’abord le 100 m en 11”9 avec trois mètres d’avance. Ensuite, elle s’impose, de haute lutte, pour gagner le 80 m haies avant d’écœurer ses adversaires dans le 200 m qu’elle empoche, sous la pluie, en 24”4, devançant ses plus proches adversaires de 7/10e de seconde! Enfin, dans le relais 4x100 m, elle effectue une somptueuse ligne droite et, remontant un handicap de près de trois mètres, s’impose de justesse à l’équipe australienne pour décrocher sa quatrième médaille d’or. En devenant l’égale du légendaire Jesse Owens, Fanny a donné ses premières lettres de noblesse à l’athlétisme féminin et démontré qu’une athlète pouvait être à la fois une femme dans le sens le plus traditionnel du terme et une championne d’exception. Comme le souligne Robert Parienté, “avec elle, l’athlétisme féminin sort réellement de son Moyen Age” [9].

L’éclair de Lightgow

En février 1949, Fanny Blankers-Koen est de passage en Australie. A Sidney, devant une foule immense, elle s’aligne sur 100 yards. A la surprise générale, la championne hollandaise se fait devancer par une sprinteuse indigène de 17 ans à peine. Quelques jours plus tard, cette dernière réédite son exploit en s’imposant sur 100 m en 11”8 [10]. Bien que Fanny Blankers-Koen continue sa carrière quelques années encore, elle doit s’avouer vaincue. L’étoile de Marjorie Jackson, “l’éclair de Lightgow”, vient de se lever. Elle ne pâlira pas. Ainsi, en 1950, Jackson (1 m 72 pour 66 kg) remporte quatre médailles d’or aux Jeux du Commonwealth organisés à Auckland. Deux ans plus tard, aux Jeux d’Helsinki, l’Australienne domine largement les épreuves de sprint. Elle devient la première femme australienne championne olympique en athlétisme en remportant le 100m dans le temps de 11”5, record mondial égalé (11.65 au chrono électronique), avec pas moins de 40/100e d’avance sur ses poursuivantes immédiates. C’est le plus grand écart de l’histoire olympique. Sur 200 m, sa domination est comparable. En demi-finale, elle abaisse le record mondial à 23”4 (23.59e) effaçant enfin le vieux record de Stella Walsh qui tenait depuis 17 ans, avant d’empocher sa seconde médaille d’or en finale dans le temps de 23”7 (23.89e). Sur 4x100m, alors que la médaille d’or semble promise à la formation australienne, Cripps et Jackson, pourtant en tête, laissent malencontreusement tomber le bâton lors du dernier passage et perdent ainsi tout espoir de médaille. Quelques semaines après les Jeux, l’Australienne porte le record mondial du 100 m à 11”4. Enfin, en 1954, aux Jeux du Commonwealth de Vancouver, elle remporte trois médailles d’or supplémentaires, clôturant ainsi une carrière qui l’aura vue améliorer dix records mondiaux en sprint. Admirable au plan sportif, Marjorie Jackson le sera également dans la vie. En 1977, suite au décès de son mari de la leucémie, elle crée une fondation qui n’aura de cesse d’encourager la recherche afin de combattre cette maladie. Elle a également continué à s’investir dans le sport au sein des diverses fédérations australiennes. En 2000, elle fut l’un des porteurs du drapeau olympique lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux de Sydney. Enfin, de 2001 à 2007, elle a été gouverneur général de l’Australie méridionale [11].

La fille en or

A peine Marjorie Jackson quitte-t-elle les feux de la rampe qu’une autre Australienne de talent s’apprête à lui succéder. Un instant dans l’ombre de sa compatriote Marlene Matthews, la jeune Betty Cuthbert, 18 ans, (1 m 69 et 57 kg) prend son envol au cours de la saison 1956 en portant le record mondial du 200 m à 23”2, quelques semaines avant l’ouverture des Jeux de Melbourne. Là, elle n’hésite pas à déjouer les pronostics en devançant Matthews tant sur 100 m (en 11”5 ou 11.82e malgré un vent défavorable de 2,3m/s) que sur 200 m en 23”4 (23.55e). Fêtée comme une héroïne et surnommée “la fille en or”, Betty Cuthbert parachève son chef d’œuvre en remportant une troisième médaille d’or avec l’équipe d’Australie dans le 4x100m. Résistant de justesse aux Britanniques, elle porte le record mondial de l’épreuve à 44”5. Bien décidée à rééditer son exploit au Jeux de Rome, Cuthbert entame la saison 1960 en égalant son record mondial du 200 m en 23”2. Malheureusement, quelques semaines avant les Jeux, elle se blesse à la cuisse. Insuffisamment rétablie, elle est éliminée en quart de finale et assiste, impuissante, au sacre de l’Américaine Wilma Rudolph. Deux ans plus tard pourtant, Betty Cuthbert sort de sa brève retraite pour remporter une médaille d’or en relais aux Jeux du Commonwealth de Perth avant de s’orienter vers le tour de piste et conquérir une quatrième médaille d’or olympique aux jeux de Tokyo en 1964. Sur ce qu’elle considère comme la seule course parfaite de sa carrière, l’Australienne prend sa retraite sportive, définitive cette fois. Elle est l’unique athlète à avoir remporté une médaille d’or olympique sur 100 m, 200 m et 400 m. En 1979, elle est malheureusement victime d’une sclérose en plaque qui la contraint à se déplacer en fauteuil roulant. Elle a néanmoins la satisfaction d’être célébrée lors de sa participation à l’ultime relais de la flamme olympique aux Jeux de Sydney en septembre 2000 [12].

La Gazelle Noire

Née prématurément en juin 1940 dans une Amérique à peine sortie de la Grande Dépression, au sein d’une famille pauvre du Tennessee, Wilma Rudolph connaît une enfance criblée de nombreuses maladies. A quatre ans, après avoir surmonté la rougeole, les oreillons et la varicelle, elle manque de mourir d’une pneumonie. Peu après, elle contracte la polio qui paralyse sa jambe gauche et l’empêche de marcher correctement sans l’aide d’une prothèse jusqu’à l’âge de 12 ans. De ce combat homérique pour surmonter la maladie et les handicaps, Wilma acquiert un formidable esprit de compétition doublé d’une grandeur d’âme peu commune. Sa volonté de croquer la vie à pleines dents et de se faire une place au soleil l’amène initialement à pratiquer le basket avec un réel succès. Volontaire, rapide, habile et gracieuse, elle est bientôt repérée par Ed Temple, l’entraîneur de la fameuse équipe d’athlétisme de la Tennessee State University, les “Tigerbelles”. Outre l’opportunité d’effectuer des études supérieures, Temple permet à Wilma d’améliorer sa préparation technique et mentale. Ainsi, alors qu’elle n’a que 16 ans, elle parvient à se qualifier pour les jeux Olympiques de Melbourne. Bien qu’elle disparaisse dès les séries du 200 m (malgré un très honorable 24”6), Wilma effectue un superbe segment de relais dans le 4x100m et permet aux Etats-Unis de décrocher une inattendue médaille de bronze. Inspirée par les exploits et la gentillesse de l’Australienne Betty Cuthbert, bercée par l’héroïsme des sportifs noirs légendaires comme Jesse Owens et admirative de l’esprit olympique, Wilma revint des antipodes bien décidée à atteindre le sommet lors des Jeux suivants.

Triomphes olympiques

Ni son inattendue maternité à 18 ans, ni une infection des amygdales qui écourte sa saison 1959, ne la détournent durablement du but qu’elle s’est fixé. Ainsi, en juillet 1960, superbement affûtée, elle améliore, en 22”9, le record mondial du 200 m de 3/10e de seconde et devient la première femme sous les 23 secondes. Tout semble se mettre en place pour qu’elle puisse enfin caresser son rêve de gloire olympique à Rome lorsque, deux jours avant le début des compétitions, elle se foule malencontreusement la cheville gauche à l’échauffement. Par chance la blessure n’est pas trop grave et Wilma parvient à se qualifier aisément pour la finale du 100 m (en demi-finale, elle égale le record mondial en 11”3 (11.41e)). Calme, confiante et relâchée, cette superbe athlète d’1m81 pour 60 kg subjugue le public italien tant par sa combativité que par sa grâce et sa beauté. Les journalistes européens la surnomment “la Perle Noire” ou “La Gazelle Noire”. En finale, elle domine l’épreuve en 11”0 (11.18e) devançant ses adversaires de près de trois mètres. Un vent légèrement trop favorable empêche toutefois l’homologation de ce chrono fabuleux. Trois jours plus tard, face à un vent défavorable cette fois, elle remporte le 200 m avec la même aisance après avoir porté le record olympique de l’épreuve à 23”2 (23.30e) en séries. Enfin, malgré un mauvais passage de témoin, elle assure, dans la dernière ligne droite, sous les vivas d’un stade debout, le triomphe de son équipe sur 4x100m. Elle devient ainsi la première athlète américaine à remporter trois médailles d’or au cours des mêmes Jeux.

Wilma forever

Sa tournée européenne post-olympique rencontre un succès phénoménal. Celui-ci se prolonge aux Etats-Unis et l’intérêt qu’elle suscite marque le véritable réveil de l’athlétisme féminin outre-Atlantique. Wilma collectionne les récompenses et poursuit sa carrière jusqu’en 1962, améliorant au passage officiellement le record mondial du 100 m en 1961 (11”2). Elle termine ensuite ses études, s’engage dans le mouvement des Droits Civiques aux Etats-Unis, participe à de multiples programmes d’aide aux enfants défavorisés avant de fonder, à la fin des années 1970, sa propre association favorisant leur accès aux études ainsi qu’à un entraînement sportif [13]. Malheureusement, elle nous quitte trop tôt, en novembre 1994, atteinte d’un cancer du cerveau, âgée de 54 ans à peine [14]. Toutefois, son souvenir perdure. Au travers de ses exploits sportifs et son parcours de vie, elle a été l’inspiration et l’idéal de perfection des plus grandes. Ainsi, Robert Parienté écrit qu’elle “laisse un souvenir indélébile… Elle a tracé sur la piste un sillon de pureté et d’élégance qu’aucune de ses héritières n’a pu effacer” [15]...

Notes

1. Reine Degarie, Les femmes et le sport in La Gazette de l'Université d'Ottawa, 06/04/2001.
2. Charlet-Sylvain, Chronique de l'athlétisme féminin; Robert Parienté, La fabuleuse histoire de l'athlétisme, éditions Minerva 2003, pp.873-874.
3. Summer R. Owen, Victorian Women and Sport.
4. Charlet-Sylvain, Alice Milliat, l'apôtre du sport féminin français; Robert Parienté, La fabuleuse histoire de l'athlétisme, éditions Minerva 2003, pp.875-877.
5. Robert Parienté, La fabuleuse histoire de l'athlétisme, éditions Minerva 2003, p.877; Peter Matthews, The Guinness Book of Track & Field Athletics, Facts & Feats, Guinness Superlatives Ltd 1982, pp. 15, 71-72, 106, 124, 270; Stanislawa Walasiewicz in Wikipedia.
6. Doug Gillon, Helen Stephens: Hitler pinched my bottom in The Herald, 06/10/2008.
7. Helen Stephens Biography at www.sports-reference; Robert Parienté, La fabuleuse histoire de l'athlétisme, éditions Minerva 2003, pp.877-878; Helen Stephens at www.callaway.county.missouri.org; Helen Stephens, Famous Missourians; Peter Matthews, The Guinness Book of Track & Field Athletics, Facts & Feats, Guinness Superlatives Ltd 1982, pp. 71-72, 106, 276; Helen Stephens in Wikipedia.
8. Paul Farhi, The Runner's Secret in The Washington Post, 22/08/2008; Associated Press Report, Report Says Stella Walsh Had Male Sex Organs in The New York Times, 23/01/1981; Stanislawa Walasiewicz in Wikipedia.
9. Fanny Blankers-Koen in Wikipedia; Fanny Blankers-Koen Biography at www.sports-reference; Robert Parienté, La fabuleuse histoire de l'athlétisme, éditions Minerva 2003, pp.879-880; Robert Parienté, La légende de l'athlétisme, Editions Libert 1997, pp. 52-53; Peter Matthews, The Guinness Book of Track & Field Athletics, Facts & Feats, Guinness Superlatives Ltd 1982, pp. 85, 106-108, 189-190, 242-243.
10. iFrance, Les jeux Olympiques : Marjorie Jackson.
11. Marjorie Jackson : The Lightgow Flash, Australia's Fastest Woman; ABC Broadcast, Marjorie Jackson Nelson, 31/05/2004; Marjorie Jackson in Wikipedia; Robert Parienté, La fabuleuse histoire de l'athlétisme, éditions Minerva 2003, p.881; Peter Matthews, The Guinness Book of Track & Field Athletics, Facts & Feats, Guinness Superlatives Ltd 1982, pp. 106, 112, 114-115, 154; Marjorie Jackson Biography at www.sports-reference.
12. Betty Cuthbert in Wikipedia; Betty Cuthbert in Le site officiel des jeux Olympiques de Beijing 2008; Gregory McNamee, Olympic Moments : Betty Cuthbert Takes The Gold (1956) in Encyclopedia Britannica, 21/08/2008; Nick Higginbottom, Betty Cuthbert : Good as gold in The Herald Sun, 13/02/2007; Robert Parienté, La fabuleuse histoire de l'athlétisme, éditions Minerva 2003, p.881; Robert Parienté, La légende de l'athlétisme, Editions Libert 1997, pp. 68-69; Peter Matthews, The Guinness Book of Track & Field Athletics, Facts & Feats, Guinness Superlatives Ltd 1982, pp. 86, 107.
13. Tom Biracree, Wilma Rudolph : Champion Athlete, Chelsea House Pub.1988; Robert Parienté, La fabuleuse histoire de l'athlétisme, éditions Minerva 2003, p.881; Robert Parienté, La légende de l'athlétisme, Editions Libert 1997, pp. 76-77; Peter Matthews, The Guinness Book of Track & Field Athletics, Facts & Feats, Guinness Superlatives Ltd 1982, pp. 71-72, 106-107, 242; Wilma Rudolph in Wikipedia; Wilma Rudolph Biography at www.sports-reference; William C. Rhoden, Rudolph's Legacy: Triumphs Over Pain in The New York Times, 20/06/1993; Steve Duin, Anecdotes from David Maraniss' “Rome 1960”; gURL.com, Dead Women You Should Know About : Wilma Rudolph.
14. Frank Litsky, Wilma Rudolph, Star of the 1960 Olympics, Dies at 54 in The New York Times, 13/11/1994; Ira Berkow, Forever the Regal Champion in The New York Times, 13/11/1994; William C. Rhoden, The End Of a Winding Road in The New York Times, 19/11/1994.
15. Robert Parienté, La légende de l'athlétisme, Editions Libert 1997, pp. 76-77.

Photos & video(s) *

A Helsinki, en juillet 1952, Marjorie Jackson remporte le 100m en 11”5 (11.65e), nouveau record olympique et devient la première Australienne championne olympique en athlétisme.
Betty Cuthbert remporte le 200m des Jeux de Melbourne 1956. En voix off, Wilma Rudolph explique l'influence qu'ont eu les exploits de l'Australienne sur sa motivation pour, à son tour, conquérir trois médailles d'or à Rome en 1960.
Histoire du sprint féminin (1)
Américaine d'origine polonaise, Stella Walsh est la première sprinteuse d'envergure. A sa mort, en 1980, les médecins estimeront qu'il n'était pas possible de déterminer son sexe mais qu'elle été née et avait vécu comme une femme.
Histoire du sprint féminin (1)
Helen Stephens, ici en compagnie de Jesse Owens aux jeux Olympiques de Berlin en 1936, demeura invaincue en sprint au cours de sa carrière athlétique.
Histoire du sprint féminin (1)
A Berlin, en 1936, Helen Stephens remporte le titre olympique sur 100m. Par vent trop favorable, mais sur cendrée et sans starting-blocks, elle réalise un temps remarquable de 11”5 (manuel).
Histoire du sprint féminin (1)
Fanny Blankers-Koen à Londres en 1948. La “Hollandaise Volante”, âgée de 30 ans et mère de famille, devient la première femme à remporter quatre médailles d’or olympiques. Elle a rejoint Jesse Owens dans la légende.
Histoire du sprint féminin (1)
A Helsinki, en 1952, Marjorie Jackson remporte le titre olympique du 100m en 11”5 (11.65e) avec 40/100e d'avance sur ses concurrentes, le plus grand écart de l'histoire olympique.
Histoire du sprint féminin (1)
Sur ses terres, Betty Cuthbert, “la fille en or”, remporte la première des trois médailles d'or qu'elle conquiert aux Jeux de Melbourne en 1956. Huit ans plus tard, elle en décrochera une quatrième, sur 400m, à Tokyo.
Histoire du sprint féminin (1)
Un instant dans l'ombre de sa compatriote Marlene Matthews (à droite), Betty Cuthbert créé la surprise en la devançant tant sur 100m que sur 200m aux Jeux de Melbourne.
Histoire du sprint féminin (1)
Wilma Rudolph à Rome en 1960 : le courage et la persévérance, la grâce et la beauté. Héroïne de légende, l’inoubliable “Gazelle Noire” a été l’inspiration et l’idéal de perfection des plus grandes.
Histoire du sprint féminin (1)
Entourée d'Ed Temple et du sauteur en longueur Ralph Boston, Wilma Rudolph est accueillie triomphalement à son retour des Jeux de Rome. Ses succès marquent le véritable réveil de l'athlétisme féminin aux Etats-Unis.

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