Dernière mise à jour : 22 avril 2010 Dernière édition : mars 2010

Les grands moments de l'athlétisme

juin 2009, Vincent Spletinckx

Histoire du sprint féminin (3)

Florence Griffith explose littéralement en 1988, remportant trois titres olympiques et améliorant nettement les records mondiaux du 100 et du 200 m. Ses exploits laissent cependant autant d’admirateurs que de sceptiques. Si Gail Devers s’impose ensuite au palmarès des années 1990, la concurrence n’en demeure pas moins rude avant que n’émerge Marion Jones, championne incontestée mais malheureusement rattrapée par des affaires de dopage.

Une lente progression

A la fin des années 1980, la première athlète américaine à prendre la succession d’Evelyn Ashford n’est autre que Florence Griffith Joyner. Née en décembre 1959 à Los Angeles, elle n’est pas une inconnue. En effet, Griffith, elle aussi inspirée par la légendaire Wilma Rudolph, a fait ses premières armes sur la scène internationale dès la fin des années 1970, mais elle a connu une progression lente pour atteindre le sommet. Après avoir été membre de l’équipe américaine de relais à la Coupe du monde de 1981, elle arrache une quatrième place sur 200 m aux Championnats du Monde d’Helsinki en 1983. L’année suivante, aux Jeux de Los Angeles, elle remporte la médaille d’argent du 200 m, en 22”04, dans le sillage de sa compatriote Valerie Brisco-Hooks.

La météorite

Cette dernière, contrairement à “Flo Jo”, fait figure de météorite dans l’histoire du sprint féminin. Révélée dans les mois qui ont précédé les Jeux, elle accomplit, en 1984, la saison parfaite. Certes, sur 400 m, elle bénéficie de l’absence de l’Allemande de l’Est Marita Koch, mais elle s’impose de haute lutte à Chandra Cheeseborough dans l’excellent temps de 48”83 (record olympique). Sur 200 m, elle devance Griffith et la Jamaïcaine Merlene Ottey en 21”81, autre record olympique à 1/10e seulement du record mondial de Koch. C’est le premier doublé 200-400 de l’histoire olympique. Brisco-Hooks remporte une troisième médaille d’or dans le relais 4x400 m. Si l’Américaine poursuit encore sa carrière pendant quelques années, empochant, en relais, une médaille de bronze aux Championnats mondiaux de Rome 1987 et d’argent aux Jeux de Séoul 1988, elle n’atteindra toutefois plus un tel état de grâce olympique.
Florence Griffith, quant à elle, progresse lentement mais sûrement. Malgré des saisons 1985 et 1986 difficiles où elle est à deux doigts de renoncer, elle reprend du poil de la bête et se distingue aux mondiaux de Rome en 1987. Dans une combinaison intégrale futuriste, elle décroche une nouvelle médaille d’argent sur 200 m en 21”96 derrière l’Est Allemande Silke Gladisch ainsi qu’une médaille d’or acquise avec le relais américain du 4x100 m. C’est pourtant en 1988 qu’a lieu le grand tournant. A l’issue d’un entraînement hivernal intensif de poids et haltères sous la houlette de son coach Bob Kersee et de son époux Al Joyner, champion olympique du triple saut en 1984, “Flo Jo” apparaît métamorphosée. Musculeuse et beaucoup plus puissante, elle n’a plus guère de point commun avec l’athlète fine et élégante du passé si ce n’est la longueur de ses ongles multicolores. Au printemps, elle lance un premier avertissement en portant son record personnel du 100 m à 10”89 par vent nul. Deux semaines plus tard, en quart de finale des sélections olympiques américaines d’Indianapolis, elle sidère tous les observateurs. Faisant preuve d’une maîtrise technique exceptionnelle, elle se détache irrésistiblement. Elle l’emporte dans le temps incroyable de 10”49, améliorant de près de 3/10e le record mondial d’Evelyn Ashford. Bien que la journée ait été marquée par de nombreuses rafales de vent favorable, l’anémomètre indique un vent nul. C’est d’autant plus étonnant que pas moins de sept athlètes ont amélioré leurs records personnels à ce stade de la compétition. C’est donc plus logiquement le chrono réalisé par Griffith en finale, 10”61 (+1,2 m/s) devant Evelyn Ashford et Gwen Torrence, qui aurait dû constituer le nouveau record mondial.

Triomphe en Corée

Aux jeux Olympiques de Séoul en septembre, Griffith concrétise sa domination. Elle s’impose nettement détachée sur l’hectomètre en 10”54 (vent trop favorable) devant l’éternelle Ashford et Heike Drechsler. Quelques jours plus tard, sur 200 m, elle étonne à nouveau en portant successivement le record mondial de 21”71 à 21”56 en quart de finale et, enfin, à un extraordinaire 21”34 en finale, laissant Grace Jackson, Heike Drechsler et Merlene Ottey à près de quatre mètres ! C’est la victoire la plus nette sur la distance depuis Wilma Rudolph en 1960. Grâce à une dernière ligne droite fulgurante d’Evelyn Ashford dans le 4x100 m, Griffith décroche une troisième médaille d’or qu’elle complète par l’argent dans le relais 4x400 m.

Le mystère “Flo-Jo”

Après avoir rejoint son idole Wilma Rudolph dans la légende, Florence Griffith décide de mettre un terme à sa carrière, laissant en suspens de nombreuses questions relatives à sa fulgurante progression. Un intense travail de musculation hivernale suffit-il à expliquer cette transformation ou Florence Griffith a-t-elle usé de produits dopants ? Si aucun des contrôles anti-dopage dont elle fit l’objet ne s’est avéré positif, sa disparition tragique, dix ans plus tard, à l’âge de 39 ans à peine, ne plaide pas en sa faveur. Pourtant, sans que cela permette de conclure dans un sens ou l’autre, il semble établi que son décès est consécutif à une crise d’épilepsie dont les causes sont naturelles et probablement innées. Le mystère demeure donc.

La “Dame de bronze”

Le départ de Florence Griffith est progressivement comblé, dès le début des années 1990, par une densité exceptionnelle d’athlètes de haut niveau. Parmi ces dernières, telle une constante, se distingue la Jamaïcaine Merlene Ottey. Inspirée par les exploits de son compatriote Donald Quarrie au milieu des années 1970, elle émerge au niveau international en décrochant une médaille de bronze sur 200 m aux Jeux Panaméricains de 1979. A Moscou, en 1980, elle se hisse sur la troisième marche du podium sur cette même distance. Trois ans plus tard, aux premiers championnats mondiaux organisés à Helsinki, elle échoue sur les talons de Maritha Koch sur 200 m. De même, aux Jeux de Los Angeles, malgré le boycott des pays de l’Est, elle est devancée par Brisco-Hooks et Griffith et doit, comme sur 100 m, se contenter de la médaille de bronze. Enfin, que ce soit aux championnats du monde de Rome en 1987 ou à Tokyo en 1991, elle termine à nouveau troisième tant sur 100 que sur 200 m. Cette incroyable série d’accessits et son incapacité à concrétiser sa domination lors des grands rendez-vous lui valent le surnom de “Dame de bronze”. Heureusement, encouragée par sa rencontre avec le sprinter italien Stefano Tilli, la belle Jamaïcaine ne se décourage pas. Elle se maintient au plus haut niveau et obtient, enfin, la consécration suprême aux championnats du monde de Stuttgart en 1993. Désormais âgée de 33 ans et devancée d’extrême justesse par Gail Devers sur l’hectomètre, elle prend une belle revanche au 200 m en résistant (pour 2/100e) au retour de sa grande rivale, l’Américaine Gwen Torrence. Elle conservera ce titre deux ans plus tard à Göteborg. Malheureusement, les Jeux d’Atlanta, en 1996, lui apporteront de nouvelles déconvenues : elle est battue de justesse tant sur 100 que sur 200 m. Si Merlene Ottey n’est jamais parvenue à décrocher l’or olympique dans une épreuve individuelle, elle n’en demeure pas moins l’athlète la plus médaillée en sprint (8 médailles olympiques et 14 médailles mondiales). D’autre part, sa carrière athlétique, d’une exceptionnelle longévité et d’une qualité qui n’a d’égal que sa constance, en font une athlète incontournable.

La miraculée

C’est à la surprise générale que l’Américaine Gail Devers remporte le titre olympique du 100 m aux Jeux de Barcelone en 1992. Certes, malgré sa petite taille, elle s’est révélée dès la fin des années 1980. Mais, suite à une grave maladie de la thyroïde, elle fut obligée de suivre un lourd traitement de chimiothérapie et failli même être amputée d’un pied. Par miracle, elle parvient à se rétablir et à reprendre l’entraînement. Spécialiste des haies, elle fait pourtant de plus en plus d’incursions sur le plat. Bonne partante, elle surprend tout le monde à Barcelone et, en 10”82, s’impose à Cuthbert, Privalova et Torrence. Elle n’aura pas autant de chance sur sa distance fétiche puisqu’elle heurte la dernière haie et laisse échapper une consécration annoncée. Que ce soit aux mondiaux de Stuttgart en 1993 (où elle s’impose à Ottey pour quelques millièmes de seconde), à Göteborg en 1995 ou aux Jeux d’Atlanta en 1996, Devers confirme et devient la seconde athlète, après Wyomia Tyus, à conserver son titre olympique sur 100 m et la première à le faire aux championnats du monde (qui n’existaient pas avant 1983). Malgré la mainmise de Devers sur le palmarès des années 1990, sa domination est loin d’être sans partage. Outre l’Américaine, des athlètes telles que Merlene Ottey, Irina Privalova (multiple championne d’Europe), Katrin Krabbe (double championne mondiale en 1991 mais convaincue plus tard de dopage au clenbuterol) ou Gwen Torrence dominent tour à tour, avec plus ou moins de réussite, le sprint mondial.

Timidité et compétitivité

Grande rivale de Florence Griffith puis de Merlene Ottey, Gwen Torrence s’est distinguée à la fin des années 1980. Finaliste du 100m des Jeux de Séoul en 1988, elle émerge aux championnats mondiaux de Tokyo 1991 où elle n’est devancée que par Katrin Krabbe tant sur 100 que sur 200 m. Bien que quatrième du 100 m remporté par Gail Devers à Barcelone, Torrence décroche, en 21”81, le titre olympique sur 200 m devant Cuthbert et Ottey. Dans le relais 4x100 m, elle est éblouissante. Recevant le témoin avec un bon mètre de retard sur Irina Privalova, elle parvient néanmoins à rattraper et dépasser la Russe en couvrant, lancée, la dernière ligne droite en 9”73, le segment de relais le plus rapide de l’histoire du sprint féminin. Aux mondiaux de Stuttgart en 1993, elle a moins de réussite. Sur 100 m, elle est légèrement en retrait du duel Devers-Ottey, tandis que sur sa meilleure distance, le 200 m, elle ne parvient pas à remonter totalement Ottey qui la devance de peu sur la ligne (21”98 contre 22”00). Deux ans plus tard, aux mondiaux de Göteborg, l’Américaine est en pleine forme et en mesure de laver l’affront. Elle ne laisse aucune chance à ses rivales sur 100 m où elle devance Ottey et Privalova d’un bon mètre. Sur 200 m, elle est plus impressionnante encore. Elle se détache irrésistiblement pour l’emporter en 21”77 (malgré un vent défavorable de 2,2 m/s !) avec plus de trois mètres d’avance sur les mêmes rivales. Malheureusement, l’analyse du film montre que Torrence a mordu à plusieurs reprises la ligne intérieure de son couloir dans le virage et elle se voit logiquement disqualifiée. Timide mais combative, l’Américaine encaisse cette amère mésaventure d’autant plus difficilement que l’incident lui vaut quelques prises de bec avec son idole Merlene Ottey. Elle met cependant un terme à sa carrière sur une note plus positive puisque, aux Jeux d’Atlanta 1996, elle décroche le bronze sur 100 m et, surtout, en 4x100 m, sa troisième médaille d’or olympique.

La reine Marion

A la fin des années 1990, une jeune athlète américaine d’une vingtaine d’années émerge au plus haut niveau. Née en 1975 en Californie, Marion Jones a été élevée par sa mère et, suite au divorce de ses parents, par son beau-père. Le décès accidentel de ce dernier, en 1987, la pousse à se tourner avec acharnement vers l’athlétisme pour surmonter son chagrin. Cette grande athlète d’1 m 78 se distingue rapidement par d’indéniables qualités. A 17 ans, elle participe aux sélections olympiques américaines pour les Jeux de Barcelone sur 200 m. Ce n’est pourtant qu’en 1996 qu’elle décide d’abandonner le basket-ball pour se concentrer exclusivement à l’athlétisme. Bien lui en prend car, dès l’année suivante, elle remporte le titre mondial du 100 m à Athènes en 10”83 de justesse devant Pintusevich. Merlene Ottey, grande favorite, avait brûlé ses cartouches en couvrant une cinquantaine de mètres à pleine vitesse avant de se rendre compte qu’elle n’avait pas entendu le coup de feu de rappel du faux départ provoqué par Sevatheda Fynes. Marion Jones gagne rapidement en confiance et s’impose de nombreux défis. Pourtant, blessée au dos, elle ne peut accomplir l’objectif de remporter quatre médailles d’or aux mondiaux de Séville 1999 qu’elle s’était fixé. Si elle s’impose, en 10”70, à sa compatriote Inger Miller sur 100 m, elle doit renoncer au 200 m. C’est précisément Miller, fille du grand champion Jamaïcain Lennox Miller (double médaillé olympique du 100 m en 1968 et 1972), qui s’y illustre en remportant le titre dans le temps exceptionnel de 21”77, devançant ses adversaires de près d’une demi seconde ! Cette contre-performance relative n’empêche pas Jones de revoir ses ambitions à la hausse pour les jeux Olympiques de Sydney en 2000. Elle espère y décrocher pas moins de cinq médailles d’or. L’Américaine commence par s’imposer sans difficulté sur 100 m (10”75) où elle devance Thanou de 37/100e et sur 200 m (21”84) loin devant Pauline Davis (22”27). Ce sont les victoires les plus nettes aux Jeux depuis Marjorie Jackson en 1952 (sur 100 m) et Wilma Rudolph en 1960 (sur 200 m). Devancée au saut en longueur par Heike Drechsler et Fiona May et pénalisée par un relais 4x100 m américain décimé, elle se “contente” toutefois de deux médailles de bronze. Grâce à un parcours impressionnant en 4x400 m, elle arrache néanmoins une troisième médaille d’or.

Le scandale

Seule athlète à avoir approché les chronos de Florence Griffith sur 100 m et 200 m (10”65 et 21”62 à l’altitude de Johannesburg en 1998), championne olympique et mondiale en titre, Jones est alors au sommet de la hiérarchie mondiale. Le vent tourne pourtant subitement et brutalement. Pratiquement invaincue depuis 1997, l’Américaine se fait devancer aux championnats mondiaux d’Edmonton en 2001 par l’Ukrainienne Zhanna Pintusevich-Block en demi-finale et en finale (10”82 contre 10”85). Sa maternité en 2003 et ses déconvenues des Jeux d’Athènes en 2004 mettent progressivement un terme à sa carrière. En 2005, le scandale de “l’affaire BALCO” jette un voile sur ses performances et son palmarès. Déjà ternie par les accusations de dopage portées à l’encontre de son précédent époux, C.J. Hunter, en 2000, Jones se trouve cette fois impliquée personnellement dans une entreprise de prise d’anabolisants à grande échelle organisée par les laboratoires BALCO au profit d’athlètes parmi lesquels son compagnon Tim Montgomery. En fin de compte, à l’automne 2007, Marion Jones admet avoir menti précedement et avoue sa prise, plusieurs années durant, des produits dopants interdits. Condamnée à quelques mois de prison en 2008, elle a également accepté de rendre ses médailles olympiques.

Redistribution des cartes

Entre-temps, les cartes ont été redistribuées. Sans pour autant que disparaissent les cas de dopage avérés. C’est ainsi que, par exemple, l’Américaine Kelli White, championne mondiale à Paris en 2003 des 100 et 200 m, a été privée rétroactivement de ses médailles pour avoir échoué lors des tests anti-dopage. Si certaines athlètes européennes sont parvenues à tirer leur épingle du jeu aux cours de ces dernières années, à l’image de la Française Christine Arron ou de notre compatriote Kim Gevaert (toutes deux finalistes aux championnats mondiaux et/ou aux Jeux), les avant-postes restent la propriété des athlètes américaines et jamaïcaines. Ainsi la petite Américaine Lauryn Williams s’est-elle imposée aux championnats du monde d’Helsinki en 2005 sur 100 m (en 10”93) après avoir décroché l’argent aux Jeux d’Athènes, l’année précédente. Ce sont pourtant davantage sa compatriote Allyson Felix et la Jamaïcaine Veronica Campbell qui semblent, à présent, dominer le sprint féminin. Ces dernières se sont affrontées à de nombreuses reprises, principalement sur 200 m, et chacune a remporté de nombreux succès : deux titres mondiaux individuels pour l’une et trois titres olympiques pour l’autre. Espérons que leur rivalité nous réserve d’autres grands duels bien dans l’esprit de la fabuleuse histoire qui a caractérisé la conquête féminine du sprint et de l’athlétisme.

Notes

Photos & video(s) *

A Los Angeles, en 1984, Valerie Brisco-Hooks devient le premier olympien à remporter le doublé 200-400 au cours des mêmes Jeux. Sur 200m, en 21"81, elle devance Griffith et Ottey.
Aux championnats du monde de Stuttgart, en 1993, Gail Devers, confirme son titre olympique du 100m et s'impose d'extrême justesse devant Ottey et Torrence.
Histoire du sprint féminin (3)
Los Angeles, août 1984 : Valerie Brisco-Hooks se jette dans les bras de son mari. Elle devient le premier olympien à remporter le 200 et le 400m au cours des mêmes Jeux.
Histoire du sprint féminin (3)
Après une lente progression, Florence Griffith-Joyner, dont le style extravagant est ici illustré lors des sélections olympiques américaines d’Indianapolis, explose littéralement au cours de la saison 1988.
Histoire du sprint féminin (3)
A la surprise générale, l'Américaine Gail Devers remporte le titre olympique du 100m à Barcelone en 1992, au nez et à la barbe de Juliet Cuthbert, Irina Privalova, Gwen Torrence et Merlene Ottey.
Histoire du sprint féminin (3)
Aux championnats du monde de Stuttgart, en 1993, Merlene Ottey, l'éternelle "Dame de bronze", tient enfin sa revanche en remportant le titre mondial du 200m.
Histoire du sprint féminin (3)
L'Américaine Gwen Torrence remporte le titre olympique du 200m aux Jeux de Barcelone 1992. En finale du 4x100m, elle ira chercher une seconde médaille d'or en réalisant le segment de relais le plus rapide de l'histoire de l'athlétisme féminin (9"73).
Histoire du sprint féminin (3)
Aux Jeux d'Atlanta, en 1996, Inger Miller transmet à Gwen Torrence qui devance Merlene Ottey (à gauche), son éternelle rivale, et file vers sa troisième médaille d'or olympique.
Histoire du sprint féminin (3)
L'Américaine Marion Jones s'impose comme la meilleure sprinteuse de la fin des années 1990. Aux Jeux de Sydney, en 2000, elle remporte 3 médailles d'or et deux de bronze. Malheureusement, convaincue de dopage, elle sera contrainte de rendre ses médailles.
Histoire du sprint féminin (3)
Les larmes de Veronica Campbell sur le podium du 200m de Jeux d'Athènes en 2004. La Jamaïcaine a remporté ce titre pour la seconde fois à Beijing en 2008 et s'est imposée, avec Allyson Felix, comme la meilleure sprinteuse de la fin des années 2000.

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