Dernière mise à jour : 22 avril 2010 Dernière édition : mars 2010

Les grands moments de l'athlétisme

septembre 2000, Vincent Spletinckx

Emil Zatopek, la “locomotive tchécoslovaque”

Titré à quatre reprises aux Jeux, Emil Zatopek, surnommé “la locomotive tchécoslovaque” en raison de son style heurté, réussit l'exploit inouï, et inégalé à ce jour, de remporter le 5.000 m, le 10.000 m et le marathon au cours des mêmes Jeux, ceux d'Helsinki en 1952. Repoussant les limites humaines de son époque, il modernisa également les méthodes d'entraînement du fond et du demi-fond. Champion extrêmement populaire, adulé par les foules et estimé par ses adversaires, Zatopek ne se départit pourtant jamais de sa simplicité, de sa modestie ni de son caractère affable. Véritable olympien et héros national, il œuvra tant pour la beauté du sport que pour la liberté des peuples.

Emil Zatopek est né le 19 septembre 1922 à Koprivnice en Tchécoslovaquie. Fils d'un menuisier pauvre dont la famille comptait déjà six enfants, il ne fut guère poussé par ses parents à la pratique de la course à pied. Son père lui avait même rétorqué que s'il souhaitait faire de l'exercice, travailler dans le jardin suffirait amplement. Peu après avoir terminé ses études primaires, le jeune Emil entra aux usines de fabrication des chaussures Bata à Zlin où il exerça rapidement les fonctions de technicien spécialisé. Zatopek estimait manquer de talent pour pouvoir réussir à percer à la fois professionnellement et sportivement. Il est vrai que les circonstances ne lui étaient guère favorables. La Seconde Guerre Mondiale et l'occupation de la Tchécoslovaquie par les troupes allemandes venaient de mettre un terme à la plupart des rassemblements populaires et sportifs. Ainsi, à l'âge de 19 ans, plafonnait-il toujours à plus de 4’20” au 1.500 mètres. Pourtant, malgré la réticence de ses parents, alarmés de voir à quelle vitesse il usait ses chaussures, Emil commença une progression sensible à force de détermination et d'entraînement. Dans un premier temps, il termina second d'une épreuve organisée à l'intention des apprentis de sa localité. Ensuite, en 1944, il parvint à améliorer les records nationaux du 2.000, 3.000 et 5.000 mètres en l'espace de deux petites semaines.

La scène internationale

A l'occasion des Championnats d'Europe organisés à Oslo en 1946, Emil Zatopek eut l'occasion d'effectuer son premier voyage à l'étranger et de se mesurer aux meilleurs athlètes du moment. Malgré un évident manque d'expérience, il termina cinquième de la finale du 5.000 m. Entré l'année précédente à l'armée afin d'y effectuer son service militaire, Zatopek devint, en 1947, militaire de carrière, et fit la connaissance de Dana, la ravissante fille de son colonel, qu'il ne tarderait pas à épouser. Celle-ci, excellente lanceuse de javelot, partageait avec lui la passion de l'athlétisme et, signe du destin, la même date de naissance. Lorsque furent organisés les Jeux Olympiques de Londres en 1948, Zatopek était considéré comme le meilleur spécialiste des courses de fond et de demi-fond de son pays. Pourtant, bien qu'il ait réalisé quelques semaines auparavant l'un des meilleurs temps mondiaux sur 3.000 m, il demeurait sceptique quant à ses chances réelles: “Je ne me sentais pas encore capable de remporter une victoire olympique.” Ne montrant toutefois pas le moindre signe de tension, Zatopek s'entraînait sereinement au village olympique et jouait fréquemment de la guitare. Particulièrement séduit par l'ambiance et l'esprit olympiques, il insista également pour participer à la cérémonie d'ouverture des Jeux malgré la chaleur et l'opposition des entraîneurs qui estimaient qu'étant donné son programme chargé, il serait plus avisé de s'économiser. Dans le 10.000 mètres, Zatopek fit pour la première fois étalage de tout son talent. Ayant mis au point, avec son entraîneur, une tactique lui permettant d'estimer ses temps de passage tout au long de la course, il domina largement ses adversaires, y compris le recordman mondial de la distance, le Finlandais Viljo Heino. Seul le Français Alain Mimoun, second de l'épreuve, parvint à terminer dans le même tour que le vainqueur ! Disputé sous la pluie, dans des conditions extrêmement difficiles, le 5.000 mètres se présenta de manière diamétralement opposée. Malgré quelques accélérations de Zatopek, le peloton était resté longtemps groupé, personne ne souhaitant prendre ses responsabilités avant la mi-course. Au passage du 3.000 mètres, le Belge Gaston Reiff, athlète de l'Union Saint-Gilloise, se porta en tête. Il creusa peu à peu l'écart au point de compter une trentaine de mètres d'avance à l'entrée du dernier tour. Il s'en fallut cependant d'un souffle pour que Zatopek ne parvienne à le remonter dans la dernière ligne droite. Ayant déposé Slijkhuis, le Tchèque échoua sur les talons du premier Belge champion olympique en athlétisme.

Un entraînement de forçat

Relativement peu connu à l'ouverture des Jeux, Zatopek avait impressionné les spécialistes par son efficacité. Son style, en revanche, suscitait davantage de polémiques. Sa course heurtée frappa les imaginations. La bouche grande ouverte, donnant l'impression d'être asphyxié et de s'effondrer à tout moment, l'athlète semblait souffrir le martyre et sa démarche fut rapidement comparée à celle des galériens voire à une locomotive, d'où le surnom de “locomotive tchécoslovaque” qui resterait dans l'histoire. Mais, déjà, sa foulée fluide, parfaitement cadencée et infatigable avait conquis les foules. Un journaliste écrivit que son corps était “peuplé de forces contraires.” Pourtant, à première vue, cet athlète de 1 mètre 74 et 66 kilos, pour qui il convenait avant tout d'être efficace et non d'être beau, n'était pas très impressionnant. Si la technique de course de Zatopek étonnait, ce n'était rien en comparaison de ses méthodes de préparation physique. Faisant preuve d'une détermination peu commune, il s'entraînait même de nuit, portant des chaussures lestées ainsi qu'une torche pour se guider dans l'obscurité. En fait, l'athlète tchèque s'inspirait librement des méthodes d'entraînement pratiquées par le grand coureur finlandais Paavo Nurmi. “J'avais entendu dire que Paavo Nurmi était capable de courir quatre 400 mètres en l'espace d'une heure dans d'excellents temps”, se rappelait Zatopek. “J'ai pensé: Pourquoi n'essaierais-je pas de faire six fois 400 mètres ?” Ainsi, Zatopek venait-il de créer un régime d'entraînement herculéen qui, vingt-cinq ans plus tard, serait repris par des athlètes tels que le Britannique Sebastian Coe. En guise d'entraînement aux 5.000 et 10.000 m, il enchaînait cinq 200 mètres, vingt 400 mètres (à un rythme voisin de 75 secondes) et, à nouveau, cinq 200 mètres tout en récupérant au petit trot entre chaque série. L'infatigable Zatopek Ce régime produisit rapidement des résultats. Dès 1949, Zatopek améliora de sept secondes le record mondial de Heino sur 10.000 m pour le porter à 29’28”2. En l'espace de quelques mois, il ajouta à ce record ceux du 10 miles et du 20 km. En septembre 1951, il devint également le premier homme à parcourir plus de 20 km en une heure. Au cours de sa carrière athlétique, Zatopek améliora dix-sept autres records mondiaux sur toutes les distances métriques ou anglo-saxonnes allant du 5.000 m au 30 km. Entre 1949 et 1951, il ne remporta pas moins de 69 courses consécutives. Il ne connut aucune défaite sur 5.000 m, entre 1948 et 1952, sur un total de 48 courses. Enfin, il demeura invaincu sur 10.000 m à trente-huit reprises entre 1948 et 1954. Aux Championnats d'Europe disputés en 1950 à Bruxelles, il remporta tant le 10.000 m que le 5.000 m, prenant, par la même occasion, une éclatante revanche sur Gaston Reiff. Pourtant, lorsque, en 1952, commença l'année olympique, Emil Zatopek contracta un virus qui contraria significativement son entraînement. Sa participation aux Jeux en fut compromise, les médecins ayant estimé qu'il lui faudrait au minimum trois mois de repos complet pour récupérer s'il ne voulait pas risquer des dommages importants et irréversibles au cœur. Faisant preuve d’une inébranlable volonté, il décida de se soigner lui-même grâce à un régime à base de thé et de citrons frais. Quelques semaines avant les compétitions olympiques, Zatopek était miraculeusement rétabli et participa aux meetings de Kiev et Budapest en guise de préparation. Quelques jours seulement avant le départ pour Helsinki, un autre événement vint menacer à nouveau la participation du Tchèque. Son compatriote Stanislaw Jungwirth, jeune talent prometteur du 1.500 mètres, s'était vu écarté de la sélection olympique parce que son père, un activiste anti-communiste, était prisonnier politique. Zatopek prit fait et cause pour l'athlète, dévoilant ainsi une autre facette de sa personnalité. “S'il ne part pas, je ne pars pas non plus” déclara-t-il sans ambages. Le prestige de Zatopek dans son propre pays était tel que, en moins de 48 heures, les autorités communistes s'avouèrent vaincues et autorisèrent les deux athlètes à rejoindre l'équipe olympique.

Les trois glorieuses

Ces nombreux événements n'avaient cependant pas permis à Emil Zatopek d'arriver dans les meilleures conditions à Helsinki. Ainsi, au moment même où le légendaire Paavo Nurmi, ovationné par quelques 70.000 personnes, allumait la flamme olympique dans le stade, Zatopek confiait : “je ne suis pas en très grande forme, mais je courrai le 10.000 m, le 5.000 m et peut-être le marathon.” Le dimanche 20 juillet 1952, sous les yeux de Nurmi et de Kolehmainen, Zatopek remporta néanmoins la finale olympique du 10.000 m avec beaucoup d'aisance en 29’17”0, laissant son dauphin, le Français Alain Mimoun, à près d'une centaine de mètres. Si cette seconde médaille d'or avait redonné confiance au Tchèque, elle ne lui fit cependant pas oublier sa déconvenue de Londres au moment où il prit le départ du 5.000 m, quatre jours plus tard. Zatopek a souvent répété qu'il se méfiait davantage de cette épreuve que du 10.000 m car la distance plus réduite engendrait une certaine confusion dans les stratégies qu'il convenait d'adopter. Dans le doute, il préférait laisser son instinct le guider, tout en espérant que l'expérience accumulée depuis Londres lui éviterait de faire le mauvais choix. Dès le coup de pistolet du starter, Herbert Shade se porta en tête, imprimant un rythme soutenu, bouclant les premiers 1.000 mètres en 2’47”. Ce départ en trombe ne surprit guère Zatopek car l'athlète Allemand figurait parmi les favoris de l'épreuve. Après deux kilomètres, Zatopek se pointa en tête, Shade demeurant à ses côtés pendant deux tours. Bien qu’il ait estimé pouvoir remporter la course dans le dernier tour, Zatopek se vit débordé par le Français Mimoun, le Britannique Chris Chataway et par Shade au son de la cloche. Le Belge Gaston Reiff avait déjà abandonné la partie depuis deux tours. “Lorsque je les ai vus me dépasser à l'entrée du dernier tour, j'ai pensé que tout était perdu”, confia Zatopek bien des années plus tard. Pourtant son instinct ne l'avait, cette fois, pas trahi. Effectivement, à trois cents mètres de la ligne, Chataway lança le sprint et seul Mimoun sembla être en mesure de pouvoir le suivre. Le Français était apparemment le plus frais, mais il hésita à doubler Chataway, commettant vraisemblablement sa seule erreur tactique de la course. Elle lui fut fatale car, un instant à la dérive, Zatopek trouva alors l'énergie nécessaire pour revenir et lancer sa propre attaque à la sortie du dernier virage. Chataway tenta de répliquer, mais, ivre de fatigue, heurta la lice et s'effondra. “Tout d'abord Chataway est tombé, puis Shade a abandonné tout espoir de me rattraper et, enfin, je sentais que Mimoun ne tiendrait plus très longtemps. Ceci m'a donné une chance pour frapper une seconde fois”. Ainsi, laissant Mimoun et Shade virevolter dans son sillage, tandis que les 70.000 spectateurs du stade scandaient son nom à pleins poumons, Zatopek s'envola vers sa troisième médaille d'or, portant par la même occasion le record olympique de l'épreuve à 14’06”6. Il était écrit que ce triomphe, à l'issue d'un 5.000 mètres de légende, se devait d'être couronné par un autre tout aussi extraordinaire. En effet, peu après la victoire d'Emil Zatopek, son épouse Dana remporta l'épreuve du javelot féminin grâce à un jet mesuré à plus de 50 mètres à son premier essai. Ainsi, mari et femme, nés le même jour, remportaient chacun un titre olympique à quelques minutes d'intervalle. Les photos montrant Emil embrassant son épouse sur le stade olympique firent le tour du monde et illustrèrent merveilleusement cet événement unique dans les annales du sport.

Un marathon “ennuyeux”

Trois jours plus tard, Zatopek avait rendez-vous avec l'épreuve terrible du marathon qu'il abordait pour la première fois. Bien que manquant d'expérience sur la distance, il était sans crainte. En effet, ses méthodes d'entraînement particulièrement exigeantes, qui lui faisaient parcourir jusqu'à trente kilomètres en une séance, semblaient le préparer idéalement pour cet effort. Malgré tout, faisant preuve d'humilité et de bon sens compte tenu des fatigues accumulées sur 5.000 et 10.000 m, le Tchèque décida de partir calmement. Aussi n'apparut-il pas en tête de la course au cours des premiers kilomètres. L'Anglais Jim Peters, auteur du meilleur temps mondial sur le marathon en 2 heures 20’, en profita pour caracoler en tête. Pourtant, à partir du dixième kilomètre, Zatopek refit peu à peu son retard, grignotant petit à petit les 20 secondes d'avance du Britannique. Au quinzième kilomètre, atteint en moins de 48 minutes, Peters était rejoint par Zatopek et par le suédois Gustav Jonsson. “Peters était favori de l'épreuve, mais il courut sans contrôle. Dans le marathon, le contrôle est le plus important. Etant recordman de l'heure, j'ai pensé que je pourrais m'en tirer honorablement”. En fin de compte, Peters s'effondra à cinq kilomètres du but et Zatopek couvrit les derniers hectomètres précédant l'arrivée en saluant la foule venue l'acclamer le long du parcours, relevant son singlet pour s'aérer. Lorsqu'il fit son entrée sur le stade olympique, c'est une véritable ovation que lui rendit le public finlandais qui reconnut en lui le digne successeur de Paavo Nurmi. Malgré l'intensité des efforts dispensés tout au long des Jeux, Zatopek, qui confiera plus tard s'être quelque peu “ennuyé” pendant le marathon, boucla son dernier tour de piste détendu, couvrant néanmoins les 42 kilomètres de l'épreuve dans le temps remarquable de 2 heures 23’, laissant son plus proche poursuivant à plus de deux minutes et demie.

Un héros exemplaire

Zatopek réalisait ainsi un triplé olympique fantastique, inégalé à ce jour. Sa popularité, déjà grande en Tchécoslovaquie, devint planétaire. A tel point que, aujourd'hui encore, il demeure l'un des champions athlétiques les plus estimés. Il est vrai qu'au-delà de ses qualités physiques et mentales de courage et de détermination, ce personnage modeste et amical fit toujours preuve d'une exemplaire sportivité comme les années qui suivirent les Jeux d'Helsinki - et ses défaites un peu plus fréquentes, le démontrèrent à l'envi. Peu à peu rejoint puis dépassé par de nouveaux talents tels que le Soviétique Vladimir Kuts (qui lui succéderait au palmarès olympique tant sur 5.000 que sur 10.000 m), Zatopek vit sa suprématie sérieusement remise en cause à partir de 1954. Cette année-là, il remporta encore un titre européen à Berne sur 10 kilomètres, mais ne termina que troisième sur 5.000 m, distancé par Kuts et dépassé dans les derniers mètres par Chris Chataway. Opéré d'une hernie quelques semaines avant les Jeux Olympiques de Melbourne en 1956, Zatopek prit néanmoins part au marathon et parvint à terminer à la sixième place d'une épreuve remportée par Alain Mimoun, son éternel dauphin. Au terme d'une épreuve où il fit une fois de plus preuve de beaucoup de courage, Emil Zatopek salua son vainqueur en lui disant : “C'était bien ton tour”. Héros national célébré dans son pays comme dans le reste du monde, il bénéficia, à son retour, de tous les privilèges dus à son rang. Pourtant, cette période de grâce fut de courte durée. Fidèle à ses idéaux de liberté et de patriotisme, Zatopek n'hésita pas à critiquer ouvertement la mainmise de l'Union Soviétique dans la politique de la Tchécoslovaquie. Il estimait que pour survivre, le communisme se devait de laisser à ses adhérents “de l'air pour respirer”. Lorsque les chars soviétiques envahirent Prague au printemps 1968 en vue de mettre un terme au gouvernement démocratique d'Alexandre Dubcek, Zatopek était en première ligne pour s'interposer. Il suggéra même que l'invasion interdise de facto la participation des athlètes russes aux Jeux Olympiques de Mexico. Cet acte de bravoure et de droiture lui coûta son grade d'officier de l'armée et il se vit consigné à l'exil dans une petite maison de campagne retirée pendant une durée de six années. Mais il est écrit que les légendes ne meurent jamais. Ainsi, lorsqu'un vent nouveau de liberté balaya les ruines de ce que Winston Churchill avait appelé “le rideau de fer”, Zatopek refit-il son apparition sur le devant de la scène. Aux yeux de tous, en tant que sportif et en tant qu'homme, il ne l'avait jamais vraiment quitté.

Notes

Photos & video(s) *

L'irrésistible accélération d'Emil Zatopek dans le dernier tour du 5.000m des jeux Olympiques d'Helsinki en juillet 1952.
Emil Zatopek, la “locomotive tchécoslovaque”
En août 1948, sous le déluge londonien, bien qu'il ait remporté le 10.000m, Emil Zatopek (à gauche) s'incline de justesse dans le 5.000m face à notre compatriote Gaston Reiff, premier médaillé d'or belge en athlétisme.
Emil Zatopek, la “locomotive tchécoslovaque”
Helsinki 1952, un 5.000 mètres de légende: Chataway s’effondre à l’entrée de la dernière ligne droite et Zatopek s’envole vers une troisième médaille d’or devant Mimoun et Shade.
Emil Zatopek, la “locomotive tchécoslovaque”
Emil Zatopek embrasse son épouse Dana. Nés le même jour, il viennent de remporter chacun un titre olympique, à quelques minutes d'intervalle, lors des Jeux d'Helsinki en 1952. Un événement unique dans les annales du sport.
Emil Zatopek, la “locomotive tchécoslovaque”
Emil Zatopek aux côtés du Français Alain Mimoun, champion olympique du marathon à Melbourne en 1956, avec lequel il entretint une relation d'amitié.
Emil Zatopek, la “locomotive tchécoslovaque”
Emil Zatopek au milieu de la foule, protestant contre l'invasion soviétique lors du printemps de Prague en 1968.
Emil Zatopek, la “locomotive tchécoslovaque”
Emil Zatopek, âgé de près de 72 ans, lors de l'organisation des championnats d'Europe d'Helsinki en août 1994.

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