L'athlète sous la loupe
septembre 2011, Sébastien Degrève & Vincent Spletinckx
Séverine André
Catégorie: Sénior
Age: 30 ans (née le 5 septembre 1981)
Etudes: Commerce - Communication - Humanitaire.
Hobbies: J’ai le virus du voyage et, pour le reste, c’est assez commun: les sorties entre amis, le cinéma (social ou du monde de préférence), les festivals de toutes sortes et de musique particulièrement. Tout ce qui est nouveau ou à découvrir m’attire. Ah oui, et la culture belge, je suis tombée accro!
Discipline(s) pratiquée(s) régulièrement:
400m, 800m et hauteur quand on a besoin d'une remplaçante.
Meilleures performances:
60 m: 7”86
100 m: 12”89
200 m: 26”07
400 m: 61"62
Perche: 3m00
Nombre de participations aux Intercercles:
2 en TC.
Nombre d'années d'entraînement au CSDY et sportif en général:
4 années d’entraînement au CS Dyle mais plus de 12 ans d’athlétisme dans 6 clubs différents en fonction de mes villes d’études et de travail. Snowboard, une semaine par an depuis de nombreuses années. Beaucoup d’autres sports en loisirs (basket-ball, vélo, rando, natation et tennis).
Pourquoi et dans quelles circonstances avoir choisi l'athlétisme?
Je crois que ce n’est pas un choix, c’est plutôt inscrit dans mes gênes. Je me souviens avoir beaucoup embêté mes parents dès l’âge de 8 ans pour faire de l’athlétisme. A l’époque, il n’y avait pas d’école d’athlé et les clubs ne prenaient les jeunes qu’à partir de 10 ans. J’étais trop déçue! Je n’y suis revenue qu’adolescente, d’abord avec l’école, puis en club. Déjà à l’époque, j’étais toujours en retard, et j’avais pris goût à courir après le bus le matin pour ne pas le rater! Ca ne m’a plus lâchée ensuite. J’ai essayé d’autres sports à l’université mais aucun ne m’a apporté les mêmes sensations et la même satisfaction que l’athlé.
Meilleur souvenir sportif:
Wahou, il y en a beaucoup! Ce serait sans doute un souvenir d’interclubs ou un souvenir de relais. L’athlétisme est très individuel, alors quand on a l’occasion de faire passer le groupe en premier, je trouve toujours ça génial. Et ça donne des ailes! Les deux intercercles avec le CS Dyle me laissent de très bons souvenirs. Il y a aussi l’été 2001, à Tours, une saison où tout me souriait. J’avais même été appelée pour courir dans un meeting international qui venait de se lancer. Les organisateurs n’avaient pas trouvé beaucoup de participantes sur 200m, j’avais fini 2e et remporté, pour la première fois, un peu d’argent en courant. Grisant quand on est étudiant! Et puis il y a les 20 km de Bruxelles en 2009, courus entre amis et sponsorisés par la famille, pour des projets de santé aux Philippines. Pour une sprinteuse comme moi, c’était un vrai challenge?! Il avait fallu la motivation de la cause et aussi puiser dans les réserves pour finir cette course.
Meilleure anecdote:
Je ne veux pas revenir sur le 4x200m à Gent où, en 2e position, je ne me suis pas rabattue au 2e virage! Oups! A cause de ça, on avait perdu un temps précieux et cette histoire me poursuit toujours, des années après!
Et pour la pire anecdote, je garde aussi un souvenir amer de ma seule qualification en championnats de France. La personne qui devait me conduire au stade s’est perdue dans Paris et nous sommes arrivés 5 min après la fin des confirmations. Je n’ai jamais pu courir cette course prestigieuse mais ça m’a donné la rage à l’entraînement pendant des mois! ça n’arrive vraiment qu’à moi des trucs comme ça!
Que dirais-tu si tu avais la possibilité que le monde t’entende et te comprenne?
Peu de chance que ça arrive, je parle beaucoup trop! Non, je crois que j’encouragerais les gens à s’impliquer davantage, à être de vrais citoyens responsables, chacun à sa manière, chacun à son niveau mais c’est comme ça que les choses changent et avancent. Quand je vois les querelles politiciennes, en France et en Belgique, si loin des préoccupations des citoyens qu’ils sont censés représenter, ça me révolte. Comme l’indifférence, les inégalités, et tout ce qui ne tourne pas rond dans ce monde… ça fait beaucoup de combats à mener!
Ce que tu aimerais vivre ou faire?
Tellement de choses! Tous les défis sont bons à prendre. J’aimerais bien repartir en mission sur des projets concrets de développement, proches des gens, et qui participent, un peu, à réduire la misère ou l’injustice qui touche telle ou telle communauté. Bref, j’aimerais bien changer le monde! Mais comme c’est un peu dur, utopique et peu concret, j’ai aussi des rêves sportifs?: un raid en montagne, un ultra trail, ou quelque chose du genre, en pleine nature! Un tour du monde en vélo ou l’Antarctique en Montgolfière, je suis aussi preneuse!
As-tu un coup de gueule ou autre chose à ajouter?
Je suis toujours un peu frustrée, après trois années licenciée en Belgique, d’être toujours marquée comme étrangère dans les compétitions et de n’avoir pas accès aux championnats nationaux. Mais je voulais aussi dire que parmi tous les clubs où je me suis entraînée, le CS Dyle avait une ambiance très particulière, familiale, conviviale que j’apprécie énormément. J’espère que mon parcours professionnel me permettra de rester encore inscrite quelques temps dans ses rangs.