Reportages
juin 2009, Gilles Emond
Les intercercles: pourquoi ?
Vous trouverez ailleurs dans cette édition le compte-rendu fidèle (mais partisan comme il se doit!) de nos prestations en intercercles. Une belle année certes et à l’heure d’écrire ces lignes, les résultats des masters ne sont pas encore connus. Avant de se plonger dans la suite de la saison, il m’a semblé important de prendre un temps d’arrêt et de vous faire part de quelques réflexions.
Comme chacun le sait, l’athlétisme est un sport individuel. L’intercercle est évidemment le moment de l’année où c’est l’équipe qui compte, où l’on se retrouve à la lutte pour un groupe et soutenu par tout ce groupe. Parfois, on ne peut s’aligner dans son épreuve favorite mais la compensation vient précisément de ce soutien. Il pousse aussi à l’exploit et il faut en profiter: il n’est en effet pas si fréquent de retrouver un si grand nombre d’athlètes du club en compétition sur le même stade. Cette épreuve est parfois une nouveauté pour l’athlète et c’est une chance. Des vocations peuvent naître au marteau, au triple saut, en haies, au steeple, en perche, etc.
Soulignons ici qu’au plus le club progresse dans les divisions, au plus le panel des épreuves est varié.
La progression dans les divisions implique donc la multiplication du nombre des épreuves et des participants: le plaisir d’être dans l’équipe peut ainsi être partagé entre un plus grand nombre et c’est tant mieux.
Les intercercles donnent aussi l’occasion d’être confronté à des athlètes de très haut niveau. L’année prochaine, une de nos coureuses de 400 m TC aura ainsi le plaisir d’affronter Olivia Borlée!
La représentativité du club est aussi en jeu. Si notre sport est, dieu merci, préservé des excès du foot, il y a une fierté légitime, je crois, pour les membres, les supporters, les entraîneurs, les dirigeants du club à voir le résultat de leur travail récompensé de manière collective. A l’heure de l’attribution des subsides, mérites sportifs ou autres sponsoring, cet élément peut même se révéler fort important.
Enfin, et c’est fondamental, je crois pouvoir dire que pour beaucoup, les intercercles sont une vrai fête: on y parle d’efforts mais il s’agit surtout de plaisir. Ce n’est pas un hasard si dans l’enquête réalisée lors du pentathlon amical, les intercercles étaient identifiés par beaucoup comme l’un des faits le plus marquants de leur saison.
C’est pour toutes ces raisons que les intercercles sont vraiment importants, qu’il méritent attention et parfois petits sacrifices en début de saison. C’est aussi pourquoi, la recherche de l’équipe la plus performante est également un principe de base qui seul permet de se rapprocher de l’objectivité et de motiver chacun à donner le meilleur de soi.
Rappelons que les intercercles sont organisés selon le principe de division. Chez les cadets-scolaires, nous sommes en division 1, la plus haute et c’est notre place. En toutes catégories, outre la division nationale où sont regroupés les clubs de tout le pays, on compte côté francophone une division d’élites suivie des divisions régionales 1, 2, 3, etc. Tant chez les hommes que chez les dames nous sommes en division 1 régionale. En examinant les résultats des autres divisions, on constate aisément que nous n’aurions pas démérité en division élites: c’est donc là notre véritable place et c’est vers cet objectif que nous devons nous tourner. Le CS Dyle est aujourd’hui le 5e club francophone en terme de nombre d’affiliés, mais c’est un club jeune. L’avenir est devant nous, devant vous.
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Enfin, et c’est fondamental, je crois pouvoir dire que pour beaucoup, les intercercles sont une vrai fête...
L’intercercle est évidemment le moment de l’année où c’est l’équipe qui compte, où l’on se retrouve à la lutte pour un groupe et soutenu par tout ce groupe...